Retranscription des premières minutes :
- 6h38 sur Sud Radio, on va parler des agriculteurs, certains restent mobilisés à foie par exemple dans l'Ariège ou bien sur la 64 à Carbone, l'une des sources de la colère, la gestion de la crise de la dermatose nodulaire et l'abattage des troupeaux, il y a une campagne de vaccination obligatoire en Occitanie et notamment dans le département de l'Hérault et c'est là que nous allons retrouver Caroline Christol, éleveuse et agricultrice à Romiguière, bonjour Caroline.
- Bonjour.
- Alors bonne année, tout d'abord meilleur vœu.
- Absolument, meilleur vœu à vous aussi.
- J'aimerais qu'on découvre votre élevage, alors combien d'animaux vous avez ? Alors on en a 173 en ce moment.
- 173 en ce moment parce qu'il y a des petits ? Alors il y a des naissances, voilà, donc ça peut évoluer et puis comme on travaille aussi en vente directe, ça peut évoluer un peu à la baisse quand on fait les ventes.
- Vous êtes dans l'héros, je le disais, on parlait du vaccin de la dermatose nodulaire, il est obligatoire dans votre département, vos animaux ont été vaccinés ? Absolument, oui, donc on a vacciné le 23 décembre, donc on a rassemblé un peu les bêtes, un peu dans la précipitation parce que l'annonce est tombée un peu rapidement et on a fait revenir aussi notre salarié qui était en congé pour ce travail-là et on a tout vacciné le 23 décembre.
- D'accord, et ça s'est bien passé, les animaux vont bien ? Ça s'est bien passé, on a quelques vaches qui ont réagi, qui ont un petit peu arrêté de manger, qui ont un petit peu été fatigués, mais dans l'ensemble ça s'est bien passé.
- Et est-ce que ça vous rassure ce vaccin parce que là on l'a vu ce matin dans l'actualité, dans l'ariège il y a un troupeau qui va être abattu a priori aujourd'hui parce qu'un nouveau cas a été découvert malgré la vaccination, l'héros n'a pas été touché, est-ce que vous êtes inquiète ? Oui, on reste inquiète parce que c'est la seule solution pour l'instant que l'on nous propose pour les protéger, mais c'est vrai qu'on n'a pas envie de vivre ce drame-là, ça serait la catastrophe pour nous si on devait avoir un cas et qu'il faille abattre tout le troupeau, c'est notre outil de travail.
- Oui j'imagine, outil de travail, et puis vous êtes attachée à vos animaux, on a entendu des témoignages de génération en génération.
- Oui, c'est des animaux avec lesquels on vit, c'est des animaux avec qui on a appris à travailler en sécurité, donc ça serait un drame.
- On a des enfants, je pense leur indiquer qu'elles ne vont plus les voir, ça serait dramatique, donc on reste positif, on se dit que dans l'héros pour l'instant il n'y a pas de cas, qu'on nous a proposé la vaccination et que c'est sûrement une très bonne solution, et puis on est positif aussi parce qu'il fait froid maintenant.
- Et le froid, oui, ça calme le virus ? Ça ne calme pas le virus, mais vous savez c'est une transmission par vecteur, par insecte, donc qui dit froid dit beaucoup.
- Pour moins de pression d'insectes, et donc on se dit que c'est positif pour la maladie.
- Nous, sur Sud Radio, on a été très présents et on est encore auprès des agriculteurs, notamment dans l'Ariège, aussi ceux de la 64 à Carbone, on pense à eux aussi, on est solidaires quand on est éleveurs.
- Oui, on est solidaires, on pense à eux, on les remercie de se mobiliser aussi, parce qu'il y a certains comme nous qui ne pouvons pas, on est en pleine période de naissance, c'est le jour, la nuit, les week-ends, donc on ne pourrait pas aller sur les barrages, donc on remercie ceux qui se mobilisent.
- Vous nous parlez de la période de naissance, on l'a dit, ça évolue légèrement, vous avez eu des naissances cette nuit ? Cette nuit non, mais on en a eu un hier matin, qui est né pour le premier de l'an.
- Ça...
Transcription générée par IA