Le slow était un moyen très pratique de rentrer dans l’intimité de l’autre et de savoir assez vite et de manière très efficace si l’attirance était là. En effet les corps étaient vraiment en contact, on pouvait se toucher, tenter des approches discrètes sans risquer de se faire jeter. En général, l’un donnait le tempo et sentait si l'autre était au diapason. Sinon, chacun attendait tranquillement la fin de la musique pour ensuite chercher un.e autre partenaire.
La danse à deux, toute une histoire !
Dès les années 70, les bals populaires disparurent peu à peu et parallèlement on a vu apparaître dans les boîtes de nuit des danses individuelles. Le jerk faisait fureur. Aujourd'hui, il y a de nombreuses danses qui se font à deux, comme le rock, la salsa, le hip-hop et plus récemment, le zouk. Même le tango est redevenu à la mode mais toutes ces danses se font en couple et concernent de vrais amateurs de danse et sûrement pas des personnes en recherche de l’âme sœur. D’ailleurs danser un rock ou un tango avec une inconnue n’est pas si simple.
Doit-on regretter le slow ?
Je ne sais pas si nous devons le regretter mais vivons à notre époque et constatons. Après tout, il y a maintenant de nombreux moyens de se rencontrer. Les femmes assument mieux leur désir de trouver un partenaire sexuel sans attendre patiemment l’invitation d’un homme. Le slow était au fond une danse bien hypocrite, il n’était pas là pour danser mais bien pour se rencontrer et se séduire…
Brigitte Lahaie