Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, Bercov, dans tous ses États. Nous sommes en guerre.
- Maintenant, nous interrompons ce programme pour une communication exceptionnelle.
- Françaises, Français, devant l'état de décomposition dans lequel se trouve notre cher et vieux pays, devant l'absence de candidats ou l'empêchement de certains de pouvoir se présenter, devant la reculade économique, sociale, la précarité, devant le fait que la France ne tient plus son rang, qui devrait être le premier en Europe, et même dans le monde, j'ai décidé, suite aux différents appels que j'ai reçus, de me présenter à la présidence de la République pour 2027.
- Je sais que je peux compter sur vous. Merci.
- Ici Sud Radio.
- Les Français parlent au français. Je n'aime pas la blanquette de veau. Je n'aime pas la blanquette de veau.
- Sud Radio, Bercov, dans tous ses États.
- Que se passe-t-il quand la candidate en tête dans les sondages, bien sûr, pour les élections présidentielles de 2027 se voit pratiquement refuser tout accès à la dite compétition d'ici 2 ans ? On en parle tout de suite.
- Sud Radio, Bercov, dans tous ses États.
- Le fait du jour.
- Supposer qu'un de vous puisse être comme le singe obligé de violer un juge ou une ancêtre, lequel choisirait-il des deux ? Une alternative pareille, un de ces quatre jours méchois, c'est j'en suis convaincu la vieille, qui sera l'objet de mon choix.
- Garogorie ! Mais par malheur, si le gorille, au jeu de l'amour...
- ...vaut son prix.
- On sait qu'en revanche, il ne brille ni par le goût ni par l'esprit.
- L'or, au lieu d'opter pour la vieille, comme aurait fait n'importe qui, il saisit le juge à l'oreille et l'entraîna dans un maquillage...
- Et voilà la chanson culte, vous la connaissez tous, le Garogorie de Georges Brassens, où un juge finissait effectivement dans un état un peu décomposé face à un gorille.
- Alors, il ne s'agit pas de cela et nous n'allons pas évidemment mettre tous les juges dans le même sac, ce qui serait totalement ridicule et faux.
- Mais quand même, on peut se demander, eu égard à ce qui s'est passé, on ne parle que de cela depuis hier, et pour cause et légitimement, face à la condamnation de Marine Le Pen à une illégibilité de 5 ans avec exécution provisoire tout de suite et une peine d'emprisonnement de 4 ans, dont deux fermes aménagées sous bracelets électriques.
- Donc elle n'ira pas en prison.
- Non, mais le bracelet sera là.
- Et alors, pourquoi parle-t-on de cela ? Parce que quand même, quand même, le syndicat de la magistrature, qui rassemble un tiers à peu près des juges de la République, avait fait un communiqué de presse à la suite des élections européennes du 9 juin 2024.
- Donc, vous voyez, il y a 8 mois, un peu plus de 8 mois.
- Et disait ceci, je ne vais pas lire tout le communiqué.
- Je rappelle, 11 juin 2024.
- « Le syndicat de la magistrature dit ceci.
- Comme attendu, les partis d'extrême-droite ont recueilli près de 40% des suffrages exprimés aux élections européennes.
- À la suite de ce résultat, le président de la République a pris la décision de dissoudre l'Assemblée nationale. » On sait ce qui s'est passé ensuite.
- Mais voici les deux derniers paragraphes.
- « Le syndicat de la magistrature appelle l'ensemble des magistrates et magistrats, ainsi que toutes celles et ceux qui participent à l'activité judiciaire, à se mobiliser contre l'accession au pouvoir de l'extrême-droite.
- Le syndicat de la magistrature prendra part au mouvement collectif d'union et de résistance et participera aux manifestations organisées dans les jours qui viennent partout en France. » Alors, on peut se poser quand même quelques questions.
- Je pensais que la justice, avec le bandeau, était justement aveugle à toute préférence d'étiquettes, d'étiquettes de communautés.
- d'étiquettes de communautés, de partis, etc.
- Alors, on peut se poser ces questions.
- Et puis, on peut se poser beaucoup de questions.
- Parce que, effectivement, bon, on peut discuter, et on va en discuter avec notre ami l'avocat Pierre Gentillet.
- Mais je voudrais rappeler le côté politique de tout cela.
- Enfin, il y a quelque chose d'intéressant en ce moment.
- Les élections, on se demande si les élections, eh...
Transcription générée par IA