Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio André Bercoff. Bercoff dans tous ses états, ça balance pas mal sur Sud Radio.
- Les juges, en rentrant chez vous le soir, est-ce que vos âmes sont tranquilles ? Les juges, Ringo, est-ce que vos âmes sont tranquilles ? Je ne sais pas si leurs âmes sont tranquilles ou pas.
- Et puis, il n'y a pas les juges, il y a des juges, pas de généralisation.
- Alors, on sait, on en a parlé, tout le monde en a parlé, que le tribunal de Paris a rendu son jugement lundi 31 mars dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front National devenu Rassemblement National.
- Et Marine Le Pen, on le rappelle, a été condamnée à 5 ans d'inégalité avec exécution immédiate.
- On appelle ça provisoire, c'est intéressant, l'exécution provisoire, elle est immédiate.
- Elle a été également condamnée à 4 ans de prison, dont 2 ans ferme aménagée sous bracelet.
- Alors, elle a fait appel.
- On verra ce qui va se passer.
- Bonjour Fabrice Bonnard.
- Est-ce que Fabrice Bonnard est avec nous ? Bonjour.
- Oui, bonjour Fabrice Bonnard.
- Bonjour André.
- Oui.
- Fabrice Bonnard.
- Alors, Fabrice Bonnard.
- Bonnard, Bonnard comme le peintre.
- Oui, oui, ah, voilà, Bonnard comme le peintre.
- Excusez-moi, je ne sais pas pourquoi j'ai dit Bonnard.
- C'est l'émotion.
- Alors, dites-moi, donc, nous sommes avec Maître D'Anglois.
- Mais nous sommes tous en ébullissant.
- Oui, je vois ça, je vois ça.
- On est tous dans tous nos états.
- Alors, dites-nous, dites-nous, vous, vous, vous dites quoi de cela, Fabrice Bonnard ? Alors, André, André, à titre liminaire, je voudrais vous remercier une fois de plus de l'œuvre d'information que vous découvrez avec Sud Radio et vous en particulier en donnant la parole à des personnes spécialisées qui font l'effort d'être pédagogiques.
- C'est le cas de...
- Excusez-nous, excusez-nous, Fabrice Bonnard.
- Prenez votre téléphone parce qu'on vous entend mal.
- La communication a ché.
- On vous voit bien, mais on vous entend mal.
- Est-ce que vous avez votre téléphone avec vous ? Alors, attendez, on va vous reprendre parce que la communication n'est pas bonne, là.
- Et on vous entend très haché.
- On va vous reprendre.
- Bonjour, Maître François D'Anglois.
- Bonjour, André Bercoff.
- Alors, Fabrice Bonnard.
- Et vous, vous avez appelé et vous dites...
- Alors, ça m'a effectivement...
- Ça m'a tout à fait, non seulement intrigué et provoqué, vous avez dit, attendez, il y a un problème.
- On a lu le jugement, d'ailleurs, qui vient d'être...
- Et vous dites, ce jugement, du point de vue du droit, est nul et non avenu.
- En tout cas, contient des faux.
- C'est bien ça ? Alors, oui, exactement.
- Nous avons une difficulté, me semble-t-il.
- Alors, d'abord, je voudrais présenter une observation liminaire.
- Oui.
- En qualité d'avocat.
- Je suis intervenu ni de près ni de loin dans cette procédure.
- Oui.
- Et je n'ai assisté à aucune audience.
- J'ai simplement lu ce jugement qui fait 153 pages.
- Et il m'a suffi de lire les trois premières pages pour constater que cette décision est entachée par deux très graves irrégularités, deux violations particulièrement extravagantes au regard des règles de procédure.
- Premièrement, une violation des dispositions de nature constitutionnelle Deuxièmement, une mention, à tout le moins une mention et peut-être d'autres mentions, caractérise, à tout le moins une mention, page 3, caractérise un faux en écriture authentique.
- Alors, sur la violation des dispositions...
- Alors, vous dites tout parce que c'est grave ce que vous dites.
- C'est très grave.
- Alors, sur la disposition constitutionnelle, d'abord, le juge, lorsque des parties à une procédure déposent une question prioritaire de constitutionnalité, Oui.
- C'est-à-dire contestent...
- contestent la conformité d'une loi à des dispositions constitutionnelles, eh bien, le juge doit, la juridiction doit prendre deux décisions séparées.
- Une première décision sur la question prioritaire de constitutionnalité pour soit la transmettre à la Cour de cassation, soit refuser de la transmettre à la Cour de cassation.
- Alors, qu'est-ce qui s'est passé dans le cas de Marine Le Pen ? Il faut l'illustrer, ça.
- Et dans ce cas de figure, nous avons une décision, qui statue sur la question prioritaire de constitutionnalité et sur les accusations pénales.
- C'est une irrégularité, puisque la juridiction avait l'obligation de prendre une première décision rapidement, au mois d'octobre 2024,...
Transcription générée par IA