Retranscription des premières minutes :
- Il est 7h26. 20 départements de la Corse. 7h26. Et 16, la Charente. Ça commence par un C. Et 17, la Charente-Maritime.
- Bon. Bon. Allez. Il est 7h26. Nous sommes avec Éric Revelle. Éric, si nous allions entre Toulouse et Castres...
- Absolument. Absolument. On y va ? Haute-Garonne, Toulouse et Castres-le-Tarn. Oui. L'autoroute A69. Le fameux projet d'A69.
- 53 km d'autoroute avec un projet qui est largement mais alors largement engagé. Et l'État qui a fait appel à la décision du tribunal administratif de la fin février. Pourquoi ? Parce que le tribunal avait arrêté, stoppé net le chantier.
- Alors il y a appel de l'État depuis hier. Ça a été officiellement déposé. Il y a aussi et ça, c'est intéressant dans la demande de l'État un sursis à exécution, c'est-à-dire une décision rapide pour reprendre le chantier rapidement. Il faut noter quand même, parce que c'est parfois rare sur des sujets aussi complexes, qu'à la fois le ministre des Transports Philippe Tabarro, qui était venu le dire chez vous, Jean-Jacques, et à la fois la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher... Ils sont d'accord. Tous les deux sont solidaires de cet appel.
- Pour un chantier qui a déjà coûté 300 millions d'euros et qui devrait, même si des associations écologistes, évidemment, sont contre, qui devrait désenclaver le département du Tarn. Voilà. Décision sur la suspension du chantier avant juin. Apparemment, ça va aller très vite.
- Voilà. Et sur le fond, en revanche, pas avant la fin de l'année. Voilà. Sur le fond, pas avant la fin de l'année.
- Les positions des élus du Tarn, de l'État et des associations écologistes sont irréconciliables.
- Ben oui. Vous avez ce chantier, donc, qui est...
- ...dispendu depuis le 27 février. D'un côté, les partisans de l'autoroute, donc l'État, vous l'avez dû, dit les élus locaux du Tarn.
- Mais aussi, écoutez bien, le futur concessionnaire. Et là, il y a quelque chose que la justice regarde de très près.
- C'est la durée de la concession. Imaginez que ce concessionnaire a obtenu 55 ans d'exploitation possible de la future autoroute.
- Voilà. Donc c'est une durée très longue que la justice a également dans le viseur. Et puis de l'autre côté, ben oui, il y a les associations d'écologistes.
- Oui. Entre parenthèses.
- ...souvent, souvent financées par l'État. Donc l'État attaque en appel les associations qu'elle subventionne elle-même.
- Non mais c'est vrai. Non mais c'est vrai. C'est...
- Bon. Alors sérieusement, les associations, elles défendent bien sûr l'intégrité environnementale du site.
- Elles estiment que ce chantier entraîne une destruction de zones boisées, de terres agricoles, sans parler évidemment du coût du projet.
- 450 millions d'euros en tout. Rappelons que le chantier, il faut le rappeler, a été déjà réalisé aux deux tiers, puisqu'il avait obtenu tous les feux verts.
- Oui. 300 millions engagés.
- 300 millions engagés.
- Au-delà de ces oppositions, cette autoroute est-elle d'utilité publique ? Alors c'est la question centrale.
- Est-ce que la population a été consultée ? La population, à mon sens, n'a pas été consultée. Mais dans les manifestations qu'on a vues entre les pros et les antis, du côté des antis, il y avait quand même beaucoup de gens qui n'étaient pas du coin.
- Il y avait quelques agriculteurs dont les terres avaient été entre guillemets spoliées.
- Mais il y avait beaucoup évidemment de membres d'associations qui n'étaient pas du tout du secteur.
- Pas du tout du coin, ouais.
- C'est ce que dit par exemple Bernard Carillon.
- Oui.
- Le maire. Alors utilité publique, oui. Utilité publique, oui. Elle avait été reconnue.
- Mais la justice a annulé cette utilité publique au principe qu'il n'y avait pas de raison impérative, puisqu'il y avait des atteintes à l'environnement qui étaient occasionnées par ce chantier.
- Bon, vous voyez, c'est un dossier complexe.
- Les élus du terme desquels nous en avons besoin pour désenclaver le département, les associés en écologie...
- Mais la population est majoritairement favorable à cette...
- Oui, c'est ce que je dis. Elle ne manifestait pas contre.
- Ceux qui ont manifesté contre, c'est des gens qui venaient d'ailleurs le plus souvent. Voilà.
- Oui, oui, oui. La population locale est pour. Alors là, 0800 26 300 300. Vous réagissez. Merci, Éric. Vous réagissez.
-...
Transcription générée par IA