Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Il est 7h27. Hier, nous étions à la télévision américaine devant un chef de rayon qui brandissait des prix Donald Trump.
- Il avait un grand tableau et il annonçait les droits de douane que les États-Unis allaient imposer au reste du monde.
- Alors c'est hallucinant, cette guerre commerciale déclenchée par Donald Trump.
- Je donne des chiffres. 20% de droits de douane pour l'Union Européenne, 34% pour la Chine, 26% pour l'Inde, 32% pour Taïwan, 24% pour le Japon, 25% pour la Corée du Sud.
- Oui, oui, oui, auxquels on pourrait rajouter, parce que c'est aussi une des spécificités de Donald Trump, 37% pour la Réunion, qui est quand même en France, et 10% pour la Guadeloupe, qui est quand même en France.
- Guadeloupe et Martinique. Alors ça, ça m'a amusé beaucoup, parce que si j'ai bien compris, 20%...
- Pour la France.
- Pour l'Union Européenne, mais 10% pour la Martinique. Alors c'est facile. On fait transiter par la Guadeloupe et la Martinique pour les produits qu'on va exporter vers les États-Unis.
- Et on paiera moins de droits de douane. Non mais c'est invraisemblable.
- Alors je rappelle le décor. Trump, il a appelé ça le jour de la libération. Il aurait pu l'appeler alors l'Impendance Day économique, le jour de l'indépendance économique des États-Unis.
- Alors le décor est très simple. C'est dans les jardins de la Maison-Blanche. Hier soir, ça a commencé à 22h de Paris. Ça s'est terminé une heure plus tard.
- Il y avait tout le gotha de son gouvernement. Il y avait des chefs d'entreprise. Il y avait même des ouvriers.
- Il y avait Musk ? Il y avait Musk ou pas ? Alors on ne l'a pas vu sur les images, parce que lui, il est plutôt sur la fin de sa fonction dans l'administration américaine.
- Il est annoncé partant. Bon, c'est peut-être lié d'ailleurs à l'effondrement de ses business. C'est pas impossible.
- Donc vous avez ce décor avec des drapeaux américains derrière le président américain. Et puis vous avez d'abord un discours extrêmement violent de Donald Trump.
- Extrêmement violent. Je rappelle.
- Mon pays a été pillé, arnaqué, volé. Il dit « Nos amis sont pires que nos ennemis ». Vous voyez, c'est du lexique trumpien.
- C'est-à-dire que si vos amis sont pires que vos ennemis, c'est pas vos amis. Ce sont vos ennemis.
- Donc il annonce tous ses droits de douane. Ce matin, évidemment, le monde se réveille stupéfait, parce qu'il y a une véritable guerre commerciale qui est déclarée.
- Alors l'objectif, il est très clair pour Trump. Mais c'est un pari extrêmement risqué, qui risque de réimporter de l'inflation aux États-Unis.
- C'est très simple. Ça a été calculé. On sait pas trop comment, mais ça a été calculé.
- L'expert américain qui travaille avec Trump estime que ça va rapporter 600 milliards de dollars par an, ces nouveaux droits de douane, aux États-Unis.
- Et que grâce à cette manne, alors que les dépenses de l'administration vont baisser, grâce à cette manne de recettes supplémentaires, il va pouvoir baisser les impôts des Américains.
- C'est ça l'objectif de Donald Trump, avec tout le risque que ça représente de déclarer une guerre commerciale mondiale.
- Parce qu'on va voir ce que va décider.
- Par exemple, ce matin, l'Union Européenne, est-ce qu'elle va coller des droits de douane supplémentaires ? On n'en sait rien.
- Mais Trump dit qu'on met déjà des droits de douane de 40%. C'est vrai ou c'est pas vrai ? Bien sûr, il y a des droits de douane, déjà. Mais ces droits de douane, ils étaient validés, avalisés depuis des années.
- Ce qui est incroyable, c'est la disparition totale des arbitres du commerce international.
- Ces arbitres, c'est par exemple l'OMC, l'Organisation Mondiale du Commerce.
- Terminé.
- Et en train de faire disparaître toutes ces grandes organisations que va devenir le FMI, la Banque Mondiale.
- En fait, il est en train de mettre en place un nouvel ordre économique mondial.
- Alors, on ne peut pas dire qu'il ne nous avait pas prévenu.
- America First, il avait prévenu. Mais là, la stupéfaction est totale.
- Alors, j'ai vu qu'Emmanuel Macron allait réunir tous les secteurs français concernés cet après-midi.
- Et l'Europe ?...
Transcription générée par IA