Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Tous les vendredis, à la même heure, nous parlons de l'intelligence artificielle pour essayer de comprendre en quoi l'intelligence artificielle change nos vies.
- Stéphanie Delestre, bonjour.
- Bonjour Jean-Jacques.
- Vous êtes chef d'entreprise, vous êtes spécialiste de l'intelligence artificielle.
- Si nous parlions de l'intelligence artificielle et de la santé, aujourd'hui, on plonge dans ce domaine qui nous touche de très près, ça nous concerne tous.
- Comment l'intelligence artificielle révolutionne, par exemple, les diagnostics médicaux ? Exactement, c'est un bon sujet parce que ça nous concerne tous.
- Et ce que je vous propose Jean-Jacques, c'est de prendre un exemple très simple.
- Oui, allons-y.
- Par exemple, vous allez faire une consultation et votre médecin généraliste vous dit « Écoutez, vous avez besoin de faire une radio ou un scanner ou une mammographie. » Ou IRM.
- Voilà, exactement.
- Et aujourd'hui, c'est un médecin radiologue qui va analyser vos images.
- Alors, il y a déjà eu une petite révolution puisque moi, j'ai été hospitalisé il y a quelques mois et j'ai découvert, c'était la nuit, que finalement, le radiologue n'était pas sur place mais il était chez lui en visioconférence, qu'il a reçu ma radio et qu'il a pu l'analyser.
- Mais là, on parle d'intelligence artificielle.
- Le problème du radiologue, c'est que d'abord, on en manque en France.
- Il n'y en a pas assez.
- C'est vrai.
- L'intelligence artificielle aussi, c'est un métier très technique.
- Et donc, qui dit métier technique, dit bien que le radiologue, c'est un humain et que quelquefois, il est sursollicité, il est un peu fatigué.
- Ou aussi parce qu'il en est à sa 200ème radio de la journée et que donc, un détail peut lui échapper.
- Peut lui échapper, oui.
- Voilà.
- Un détail qui peut être essentiel.
- Oui, bien sûr, bien sûr.
- Et c'est là que l'intelligence artificielle entre en jeu.
- C'est-à-dire ? Voilà.
- Eh bien, en fait, la particularité de l'intelligence artificielle, c'est qu'elle, elle est capable d'analyser des millions, des dizaines de millions, des centaines de millions d'images.
- D'images, comme vous l'avez dit Jean-Jacques, d'images d'IRM, d'images de scanner, d'images de radio.
- D'images médicales.
- Exactement.
- Et donc, en fait, l'avantage, c'est que cette IA, elle, a un instant T.
- Elle a mangé ces millions de radios.
- Elle a mangé aussi les millions de diagnostics qui vont avec.
- Et donc, elle a retenu toutes ces informations.
- Et elle, elle les retient.
- Elle les retient de façon absolue.
- Et elle peut détecter des anomalies invisibles pour un œil non entraîné.
- Exactement.
- Et en particulier, ça marche super bien en oncologie.
- C'est-à-dire ? Le cancer.
- Voilà, le cancer.
- La recherche du cancer.
- Voilà.
- Et la particularité de cette intelligence artificielle, c'est que donc, comme elle a ces milliards d'informations dans sa tête, si j'ose le dire, eh bien, elle est capable de repérer des tumeurs à un stade parfois très, très précoce.
- Même avant que l'œil du médecin, très rapidement, puisse les détecter.
- Hum.
- Elle est rapide, fiable et disponible.
- Exactement.
- Elle est rapide.
- 24 heures sur 24.
- Exactement.
- Donc, en fait, elle ne va pas remplacer le médecin, bien sûr, parce que le médecin, c'est cette personne qui va avoir la décision finale.
- Mais elle va l'aider.
- Et on dit aujourd'hui, dans notre langage d'intelligence artificielle, elle va l'augmenter.
- Elle va l'augmenter.
- Alors, ce n'est pas de la science-fiction maintenant, parce que ces outils, intelligence artificielle, sont déjà utilisés.
- Oui, voilà.
- Ils sont utilisés.
- Et puis, bien évidemment, ils permettent, d'abord, aux médecins, peut-être déjà, de confirmer son diagnostic.
- Parce que c'est toujours bien d'avoir un deuxième avis.
- Ils lui permettent aussi, bien sûr, dans certains cas, d'aller beaucoup plus vite.
- Comme on l'a dit en début de chronique, Jean-Jacques, on manque aujourd'hui de médecins.
- On le sait tous.
- On manque aussi, en particulier, de radiologues, d'analyse de ces images.
- Et donc, le fait de pouvoir en traiter peut-être 100 dans la journée, 200 plutôt que 20 ou 30, eh bien, ça permet à des patients...
- à des patients d'être traités beaucoup plus vite.
- Et la généralisation de l'intelligence artificielle n'est plus qu'une question de temps maintenant.
- Merci beaucoup, Stéphanie Delestre.
- Merci, Jean-Jacques.
- Merci. Il est 7h29.
- Le temps.
- .
Transcription générée par IA