Retranscription des premières minutes du podcast :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Avec nous Yvan Leclerc qui est éleveur de porc, président de la coopération agricole Grand Ouest.
- Yvan Leclerc, bonjour.
- Bonjour M. Bourdin.
- Merci d'être avec nous ce matin.
- Alors, ça a recommencé.
- Qu'est-ce qui s'est passé dans la nuit de lundi à mardi ? Dans la nuit de lundi à mardi, eh bien, un groupe, moi je les qualifierais de terroristes.
- Parce que c'est une forme de terrorisme.
- Un groupe de personnes est allé incendier, mettre le feu au siège d'Euréden, à Mélac dans le Philistère.
- Alors, Euréden, il faut le rappeler, c'est une immense coopérative.
- En fait, c'est un groupe qui détient plusieurs marques connues.
- Vous connaissez Dossy, Paysans Bretons ou encore Magasin Vert.
- 8000 salariés, 17000 adhérents agriculteurs.
- Un chiffre d'affaires annuel de 3,8 milliards d'euros.
- Départ de feu, acte terroriste, Yvan Leclerc ? Oui, nous, on prend ça comme un acte terroriste.
- Et quand on est attaqué par des terroristes, on est quand même très inquiet.
- Alors, à la fois exaspéré et quand même très inquiet pour notre avenir et l'avenir de nos entreprises coopératives qui sont partout sur le territoire.
- Alors, c'est à la fois un siège social qui a été attaqué, mais c'est aussi des usines, c'est aussi des magasins pour les agriculteurs sur les territoires.
- C'est chez nos adhérents, quoi.
- Oui, oui, oui.
- Il y a eu incendie de la coopérative Porcine et Vellup à Plouéderne.
- On se souvient, on avait traité le sujet ici sur l'antenne de Sud Radio.
- Là, ça recommence.
- Ça veut dire qu'il y a un groupe de personnes, un groupe de contestataires qui, ce groupe, s'en prend comme ça de gros coopérateurs à l'industrie agroalimentaire française.
- Oui, alors, des gros coopérateurs.
- Les adhérents de ces coopératives, ça reste des agriculteurs.
- Oui, c'est vrai.
- Moi, je suis adhérent de ma coopérative.
- Je reste un petit agriculteur dans une exploitation familiale.
- On est trois, quatre.
- Et c'est souvent, les adhérents sont souvent ce genre d'agriculteurs.
- Par contre, c'est vrai qu'on est obligé de se regrouper.
- On est obligé de se regrouper pour transformer nos produits.
- Les produits, ils ne se vendent pas bruts.
- Le lait, il se vend en briques.
- Le lait doit être transformé en beurre.
- Et on a besoin d'usines.
- On a besoin d'industrie.
- Si on veut nourrir les Français trois fois par jour, on ne va pas...
- Alors, on parle beaucoup aujourd'hui de circuits courts, de ventes directes, mais ça ne suffira pas.
- Les grandes villes doivent être approvisionnées par des usines, par des camions.
- Et voilà, nos coopératives répondent à ces...
- On est obligé de se regrouper pour pouvoir répondre aux attentes des Français et pouvoir répondre à cette autosuffisance alimentaire qui est aujourd'hui en train de se dégrader.
- Alors, des enquêtes sont ouvertes, mais on ne sait pas qui sont les agresseurs.
- Alors, on ne connaît pas les agresseurs.
- C'est celle-là qui a beaucoup de lâcheté.
- On a du mal à savoir ce qu'ils revendiquent.
- Moi,...
Transcription générée par IA