Retranscription des premières minutes :
- Sur Radio, c'est bon à savoir. C'est l'un des changements du 1er avril. À partir d'aujourd'hui, la règle change pour les arrêts maladie.
- Les salariés du privé vont être moins bien indemnisés. Jean-Christophe Sibéras, bonjour. Bonjour.
- Et merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes le président fondateur de New Bridges, ancien président de l'ANDRH, chez l'Association nationale des DRH. Concrètement, pour bien comprendre, qu'est-ce qui va changer pour les arrêts maladie à partir d'aujourd'hui ? Alors ce qui change, c'est pour la sécurité sociale, ce qu'on appelle les indemnités journalières. Parce que quand vous êtes malade, vous avez le droit, quand tout le monde est à la sécurité sociale, d'avoir une compensation de vos pertes de salaire.
- Bon, c'est en fait calculé sur un salaire. Mais il y a un plafond. On prend pas en compte tout votre salaire. Il y a un plafond.
- Et le plafond actuel, c'est...
- C'est 1,8 SMIC. Grosso modo, on va aller jusqu'à ce que vous gagnez 1,8 SMIC. Ça fait quand même 3 200 € brut à peu près.
- Et là, vous avez droit à 50 % qu'on vous calcule pour vous compenser votre perte de salaire. Et là, ce qui change, c'est pour les nouveaux arrêts de maladie, pas ceux qui sont en cours, mais les nouveaux. À partir d'aujourd'hui, oui. À partir d'aujourd'hui, c'est les arrêts d'aujourd'hui ou à partir de demain.
- Eh bien ce montant maxi, il est baissé. Il est baissé à 1,4 SMIC, à peu près 2 500 € brut au lieu de 3 200. Et là, pour le coup, si vous gagnez plus que ce 1,4 SMIC mensuel, eh bien ce qui dépasse ne va pas être pris en compte. On va prendre en compte que ce qui va jusqu'à 2 500. Voilà. Donc effectivement, pour tous ceux qui sont entre les deux tranches, si vous gagnez moins, ça va. Il n'y a pas de changement pour vous. Vous gagnez moins que 1,4 SMIC, ça va. Il n'y a pas de changement.
- Et si vous gagnez entre les deux, c'est là qu'il va y avoir un impact. Si vous gagnez avant plus que 1,8 SMIC, ça, ça ne change rien, puisque la part qui dépassait, de toute façon, était ignorée. Voilà.
- Mais est-ce qu'on n'a pas un effet... Donc c'est pour toute la part entre les deux. Ouais. On a aussi les mutuelles d'entreprise qui peuvent amortir le choc ici.
- Alors effectivement, il faut tout de suite le dire. On est dans un pays où les mutuelles, vous le savez, ont été rendues obligatoires en France pour tous les salariés du privé en 2013.
- Donc ça fait 10 ans. C'est un accord avec les partenaires sociaux. Et donc la plupart des salariés sont couverts par une mutuelle. Mais la mutuelle, votre accord de mutuelle d'entreprise, ne dit pas forcément que la mutuelle va vous compléter, parce que la mutuelle, c'est... Il y a un paquet de trucs. Ça varie le montant des remboursements, le médecin, etc.
- Donc il faut encore que la mutuelle conclue par l'entreprise et ça, ça dépend beaucoup de l'entreprise ait prévu la compensation. Il y a ça, la mutuelle.
- Et puis deux, il y a les conventions collectives. Parfois, les conventions collectives... Oui.
- ... collectives de votre branche, la métallurgie, la chimie, l'assurance, ont pu dire « Bon, ben l'entreprise, vous n'avez pas le choix. Vous devez compenser de toute façon le salaire à 100 % de votre salarié ».
- Et là, effectivement, qu'est-ce qui se passe dans ce cas-là ? C'est que ce que va pas vous verser la Sécurité sociale, les alimentés journalières, c'est le complément va être versé par la mutuelle de l'entreprise.
- Et il y a effectivement quand même beaucoup, beaucoup d'entreprises ou de secteurs professionnels qui ont prévu la compensation.
- Du salaire, en tout cas, pendant une certaine durée, typiquement pendant 3 mois.
- Est-ce que le risque, c'est pas finalement à terme d'avoir des mutuelles qui vont négocier un peu au-dessus, à la hausse, les contrats ? Ah ben, de toute façon...
- Avec des répercussions, du coup, pour l'entreprise, voire pour le salarié indirectement ? Ben oui, parce qu'une mutuelle, c'est une assurance. Donc...
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