Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- On en parle avec vous Benjamin Glaise. La condamnation par première instance de Marine Le Pen fait réagir les dirigeants du monde entier.
- Oui, à commencer par Donald Trump cette nuit dans le bureau Oval.
- Marine Le Pen, the far-right leader, got convicted in court and is now banned from running for office for five years. Do you have a comment on that? C'est une affaire très importante, répond le président américain à cette journaliste.
- Beaucoup de gens pensaient qu'elle ne serait pas condamnée.
- Finalement, elle est empêchée de se présenter pendant cinq ans alors qu'elle était la candidate favorite.
- Cela fait penser à notre pays. Cela ressemble vraiment à notre pays.
- Donald Trump qui compare ici la condamnation de Marine Le Pen à ses propres déboires judiciaires.
- Le milliardaire Elon Musk accuse lui, la gauche radicale, d'abuser du système judiciaire pour emprisonner ses opposants et promet un retour de bâton.
- Marine Le Pen qui peut également compter sur le soutien du Premier ministre hongrois Victor Orban qui a publié sur Twitter un « Je suis Marine » en français dans le texte.
- Et la Russie, dans tout ça, elle a aussi réagi.
- Le porte-parole du Kremlin accuse les capitales européennes d'emprunter de plus en plus la voie de la violation des normes démocratiques tout en assurant que la Russie ne veut pas s'ingérer dans les affaires intérieures de la France.
- « Nous ne l'avons jamais fait », prétend-il.
- Propos que ne partage pas visiblement l'ancien président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev.
- Je vous lis son message.
- « La Russie se rendue aujourd'hui. Il semble que, comme le 31 mars 1814, seules les Cosa Cruz puissent ramener la liberté en France.
- Mais est-ce que Marine Le Pen les attendra ? Point de suspension. » Moi, vous savez, on est dans l'inversion totale.
- C'est-à-dire que vous avez quand même, en gros, Vladimir Poutine.
- Je pense, honnêtement, je serais Marine Le Pen, je serais un peu mortifiée d'avoir le soutien de Vladimir Poutine.
- Ça fait quand même des années qu'elle essaie de s'enlever le sparadrap russe, se le décoller.
- Je trouve qu'évidemment, on est dans la...
- Vous savez, c'est orwellien.
- C'est un moment orwellien, c'est-à-dire que la vérité, c'est le mensonge.
- Tout est inversé.
- Voilà des gens, voilà un type, Donald Trump, qui explique droit dans les yeux qu'il s'en fout.
- Il va s'asseoir sur l'État de droit parce qu'il va pouvoir briguer un troisième mandat.
- Vous avez... C'est ça, Donald Trump.
- Et vous avez donc ces gens qui viennent faire la morale à un pays qui est fondé sur l'État de droit, qui est basé sur l'État de droit, en expliquant que c'est les juges, avec cette décision, qui violent l'État de droit.
- C'est délirant, en fait.
- C'est orwellien.
- Elisabeth.
- Alors là, je ne serais pas en désaccord complet parce que je pense...
- D'abord, je pense que c'est très grave que Donald Trump parle d'un troisième mandat parce que là, il n'y a pas d'interprétation.
- La Constitution des États-Unis est très claire.
- Et aux États-Unis, la Constitution, ce n'est pas la loi sapin, si vous voulez.
- Excusez-moi, pour laquelle je n'ai pas la même vénération que vous.
- Ah non, non, non, normalement, je n'ai aucune vénération.
- Je vous le dis tout de suite.
- Pour la loi sapin.
- Donc, si vous voulez, ça me paraît...
- Et par ailleurs, je vois bien...
- Je ne crois pas du tout qu'aujourd'hui...
- Aujourd'hui, Marine Le Pen soit poutinienne, mais peu importe, ce n'est pas le sujet.
- Je vois bien de quelle façon, si vous voulez, ça va être interprété.
- Je vois bien que Françoise vient d'en faire, et c'est de bonne guerre, une lecture, la lecture qu'elle vient d'en faire, ça va être aussi...
- Mais ce n'est pas une interprétation, ce n'est pas une interprétation.
- Non, non, ce que je veux dire...
- Le soutien du Kremlin, c'est un fait.
- Oui, mais attendez, je peux finir.
- L'interprétation, c'est en gros, Marine Le Pen, c'est l'international réactionnaire.
- Vous ne l'avez pas dit comme ça.
- Mais ça va être un peu celle de... C'est Macron qui dit cela.
- Donc,...
Transcription générée par IA