Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- On en parle avec vous, Benjamin Gleize, et nous revenons sur Donald Trump encore.
- Mais il faut dire qu'il occupe le terrain, comme on dit, Donald Trump.
- Qu'est-ce qu'il a dit encore ? Il est venu au secours de Marine Le Pen.
- Oui, libérer Marine Le Pen, c'est ce qu'a lancé Donald Trump sur son réseau social Truth Social.
- Il dénonce la condamnation de la chef de file des députés RN.
- On le rappelle, reconnu coupable en première instance de détournement de fonds publics.
- On verra ce qu'il en est avec la décision de la Cour d'appel d'ici l'été 2026.
- C'est libérer Marine Le Pen, donc il poursuit.
- Elle a essuyé des échecs, mais elle a continué maintenant, juste avant ce qui serait une grande victoire.
- Ils s'en prennent à elle sur une accusation mineure dont elle ne savait probablement rien.
- Il ajoute, je ne connais pas Marine Le Pen, mais je suis sensible au fait qu'elle travaille dur depuis des années.
- Donald Trump dénonce ici une chasse au secours.
- Sorcière menée par des gauchistes européens qui se servent de l'arme judiciaire pour faire taire la liberté d'expression.
- Soutien donc de Donald Trump pour Marine Le Pen, mais aussi de son vice-président J.D. Evans sur la chaîne de télé Newsmax.
- Sa chaîne de télé pro-Trump, il explique, elle est en tête dans certains sondages.
- Et pour une accusation particulièrement mineure, ils essaient de la mettre en prison et de l'écarter du scrutin.
- Il conclut, ce n'est pas ça la démocratie.
- Bien, réaction Arlette Chabot.
- C'est pas terrible pour Marine Le Pen, effectivement.
- Il faut dire que les soutiens, c'est le Kremlin, Donald Trump, Bolsonaro, qui quand même est en justice aussi.
- Et même quand on interroge...
- Orban qui musèle l'opposition.
- Donc ce n'est pas extraordinaire, mais en même temps, ce n'est pas tout à fait étonnant.
- On revient, vous savez, à ce fameux grand congrès des républicains, des conservateurs, auquel Jordan Bardella assistait, avec un Steve Bannon qui a bien dit qu'en Europe, les gouvernements allaient tomber les uns et les pays allaient tomber les uns après les autres et allaient rejoindre la grande internationale conservatrice de droite et d'extrême droite.
- Donc au fond, tout ça est assez logique.
- Mais ce n'est pas bon pour Marine Le Pen, évidemment, dans ce moment.
- Qui voulait se dédiaboliser.
- Dédiaboliser et en plus, alors que la France s'interroge, et notamment quand on est chef d'entreprise sur les conséquences des décisions de Donald Trump.
- Donc, ce n'est pas terrible.
- Guy ? Je pense, moi je le trouve assez soft.
- On n'attendait pas autre chose de Trump sur cette affaire-là.
- Je trouve même que son discours est relativement soft.
- Il a l'habitude de...
- Mettre en prison, ce n'est pas exactement la réalité.
- Non, elle n'est pas en prison.
- Elle n'est pas en prison, elle n'est pas menacée d'aller en prison.
- Voilà, mais enfin, sur le système français, sur la mise en cause même de notre système électoral, de tout ce que vous voulez.
- Enfin, Trump quoi.
- Vu Trump, il n'a pas été excessif.
- Il a été ce que probablement Marine Le Pen pensait qu'il allait être.
- C'est ce qu'on attend tous.
- Il n'y a pas de surprise là-dedans, dans ce que dit Vance non plus.
- Oui, oui.
- Mais c'est difficile parce qu'on se souvient, quand on parle aujourd'hui du rassemblement du RN, dimanche, de manifestation.
- On a interrogé aussi Marine Le Pen sur la marche sur le Capitole.
- Et on se souvient qu'à cette époque, elle avait condamné la marche sur le Capitole.
- C'était une manière pour elle de prendre ses distances avec Donald Trump.
- Elle n'est pas Trumpiste a priori.
- Donc, ce soutien la ramène dans le camp de Donald Trump.
- De même que le communiqué immédiat publié par Moscou et le Kremlin après sa condamnation.
- Mais dans les minutes qui ont suivi, c'était la première réaction.
- Ce n'est pas terrible non plus.
- Alors que notamment, Jordan Bardella essaye aussi de se détacher de Poutine, du Kremlin, en disant qu'il soutient l'Ukraine.
- Oui.
- Donc, franchement, être soutenu, c'est bien, mais il y a des soutiens qu'on n'aime pas.
- Bien. Nous allons revenir dans un...
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