Retranscription des premières minutes :
- Et ce matin, nous sommes avec un arboriculteur en fil du côté de Rouen. On n'est pas très loin de Rouen, à Quevillon, très précisément, avec Denis Leroy.
- Bonjour, Denis. Oui, bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. Comment ça va, Denis, ce matin, en pleine forme ? Eh bien écoutez, ça va, comme tous les matins. Voilà. On prépare la journée. On est prêts à aller au verger et puis à réaliser l'activité du jour.
- Les activités ne manquent pas. Alors vous faites des pommes, des poires, des cerises, des prunes. C'est quoi le programme du jour, concrètement, Denis, pour vous ? Alors aujourd'hui, nous sommes actuellement en train de déshabiller.
- Nous sommes en train de désherber parce qu'en fait, c'est vrai qu'on a depuis 15 jours maintenant quand même des températures qui sont agréables.
- On a 17-18°C. Et donc en fait, l'herbe pousse énormément. Alors je ne sais pas si vous avez un jardin, vous vous êtes rendu compte, mais l'herbe pousse.
- Et donc en fait, le verger, sur les rangs de pommiers, il faut ce qu'on appelle désherber. Nous, nous sommes en agriculture biologique.
- Et le principe, c'est qu'on va désherber. On va couper l'herbe au pied des pommiers pour éviter que...
- Que ça vienne concurrencer les arbres.
- Vous avez dit que vous êtes certifié en agriculture biologique. Ça veut dire que dans la manière de désherber, forcément, on s'adapte en fonction des critères bio.
- Voilà, tout à fait. Donc là, nous, on n'utilise pas de pesticides. On désherbe mécaniquement. C'est-à-dire qu'on vient au pied de l'arbre.
- Et puis avec un appareil, une fraise, on va travailler le sol. On va enlever les mauvaises herbes, l'herbe, pour que ça ne vienne pas concurrencer.
- Désherber l'herbe. Donc ça, c'est un principe... Donc là, on travaille sur ça depuis deux semaines. Et c'est vrai que l'herbe pousse énormément.
- Donc là, c'est des températures qui sont agréables.
- Et ça demande du travail, forcément. Voilà, ça va avec les températures agréables du moment. Si on se projette un petit peu, Denis, là, on a des températures agréables.
- On verra ce qu'il en est autour du 11, 12, 13 mai.
- Les seins de glace, risque de gel tardif. D'ailleurs, ça a été compliqué à ce niveau pour vous l'an dernier, c'est ça, sur cette période-là.
- Alors effectivement, moi, j'ai de très mauvais souvenirs de l'année dernière. Le 17 avril, nous avons eu une température très basse.
- On a eu moins 3, moins 4 degrés. Le verger était à un stade beaucoup plus important, beaucoup plus élevé en termes de croissance.
- C'est-à-dire qu'on était en fleurs pour la quasi-totalité du verger.
- D'accord, ouais.
- Donc nous, alors, à ce stade-là, donc l'année dernière, le 17 avril, on est aujourd'hui, le 2 avril, on est vraiment à un stade moins élevé.
- C'est-à-dire que là, on est vraiment au stade bouton. Donc on n'est pas du tout en force de raison.
- Donc c'est moins avancé. Ouais.
- On est beaucoup moins avancé. On est sur le stade bouton.
- Ouais.
- Donc ce qui fait que, bon, je...
- On a quasiment 3 semaines, 3-4 semaines de retard par rapport à la dernière, ce qui est bien, ce qui est très bien, puisqu'à la dernière, on disait en avance, je dirais, j'ai envie de dire, cette année, on est presque normal.
- Bon, je suis confiant, mais j'ai toujours aussi quand même...
- On ne sait jamais.
- Je me méfie. Je me méfie parce que la semaine prochaine...
- On ne peut pas parler trop vite, bien sûr.
- C'est ça, c'est ça. La semaine prochaine, ils annoncent quand même aussi encore un petit peu de froid, très légère, mais...
- Bon, ils annoncent quand même lundi 7, la nuit, là, lundi, mardi, on ne sait pas trop.
- Bon, mais voilà. Donc je me méfie. Je ne crie jamais victoire parce qu'il faut...
- Mais alors, Denis, par rapport à l'an dernier, vous êtes quand même... Vous êtes un petit peu adapté.
- Vous avez mis en place certaines choses pour...
- Non, non. J'ai... Alors on a beaucoup travaillé, nous. Alors actuellement, on n'est pas... Malheureusement, on n'est pas protégés.
- D'accord.
- On travaille activement sur...
- Sur ce sujet, mais le montant des investissements est tellement important...
Transcription générée par IA