Retranscription des premières minutes :
- 9h-10h, Sud Radio. La vérité en face, Patrick Roger.
- La vérité en face, le tsunami, justice, Le Pen balaye tout en ce début de semaine, bien sûr, parce que c'est un séisme politique et que ça pose un certain nombre de questions.
- L'application de la loi, les éventuelles interprétations, la candidature ou non de Marine Le Pen en 2027.
- Nous allons donc vous donner encore la parole dans un instant au 0826 300 300 sur ce sujet.
- Ensuite, le débat Elisabeth Lévy-Thomas Guénolé, tout à l'heure aux environs de 9h15.
- Ça dit, n'oublions pas aussi les autres sujets où ça bouge.
- Là aussi, vous pouvez évidemment réagir.
- La loi contre les narcotrafiquants votée hier, la régulation de l'installation de médecins, la fin peut-être des ZF, comme on vient de l'évoquer avec Jean-Jacques Bordin et David Lissard, et puis bien sûr d'autres sujets sur lesquels vous voulez vous exprimer.
- Tiens, sachez par exemple que la consommation plaisir se maintient malgré tout dans ce climat qui est plutôt...
- anxiogène.
- On se fait encore plaisir, on dépense pour, par exemple, des aliments réconfortants ou festifs, des barres chocolatées, des pâtes à tartiner, des choses comme ça.
- Ça augmente, ça, le chocolat un petit peu.
- Bah dites-nous, au 0826 300 300, comment vous vous faites plaisir malgré tout ? Et encore une fois, il faut le faire évidemment, bien sûr.
- La vérité en face, c'est jusqu'à 10h sur Sud Radio.
- Il y a des menaces sur des magistrats.
- Ce sont les magistrats eux-mêmes qui l'ont signalé sur la magistrate qui a rendu la décision avec ses deux assesseurs.
- Et bien sûr, les réseaux sociaux, ça a été signalé.
- C'est choquant, parce qu'on peut être contre, évidemment, une décision.
- En revanche, les menaces, c'est choquant.
- Et d'ailleurs, c'est ce que vous nous dites, au 0826 300 300, c'est Raphaël de Cachan qui est avec nous.
- Bonjour, Raphaël.
- Oui, bonjour.
- Bonjour, Patrick, bonjour à tous.
- Vous êtes choqué par ça, vous aussi, hein ? Alors, effectivement, parce que des affaires de ce type-là, comme Mme Le Pen a pu en être l'actrice, c'est pas nouveau.
- Rappelez-vous qu'Alain Juppé, au début de l'année 2000, avait été condamné en première instance à 10 ans d'illégalité.
- Et pour autant, on n'avait pas assisté à cette époque-ci à des manifestations particulièrement violentes, virulentes.
- Alors, c'est vrai qu'on était au début du développement des réseaux sociaux, il n'y avait pas forcément eu de réactions forcément disproportionnées.
- Et en plus, effectivement, il faut savoir que le parti à la flamme avait, jadis, un slogan qui était tout à fait intéressant, c'était « ma propre tête haute », et dont il s'arrange aujourd'hui.
- Donc, la justice a étudié l'affaire selon des critères, enfin, elle a qualifié l'effet.
- Il y a eu des investigations, on était dans un délai de droit, donc ça veut dire que Mme Le Pen a eu, je crois, un procès juste et équitable.
- Il y a même le fait qu'elle puisse faire appel.
- Donc, on n'est pas du tout dans la République des juges, comme on peut l'entendre ici et là.
- C'est rouge pour certains.
- Alors, effectivement, moi je pense que c'est inapproprié.
- La justice est indépendante, et n'oublions pas que le président de la République est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire, ce qui veut dire que si Marine Le Pen arrive au pouvoir, elle ne pourra pas être… C'est ce qu'il y a de différent de cette institution qu'elle conspue aujourd'hui.
- Donc, effectivement, en fait, on se rend compte que Mme Le Pen, c'est ni plus ni moins l'équivalent des hommes politiques d'aujourd'hui, qui hier, ce sont les chevaliers blancs, et aujourd'hui, lorsqu'il y a effectivement, ils se font prendre la main dans le sac ou dans le pot de confiture, se lavent de ces principes.
- Oui, oui, oui.
- Non, non, mais je comprends votre raisonnement.
- Alors, tout le monde n'est pas d'accord avec ce que vous dites, bien sûr, votre argumentation, mais elle se comprend aussi.
- Oui, oui.
- Restez avec nous, Raphaël.
- Julien est avec nous, lui, de Juvisy, également région parisienne.
- Je ne sais pas s'il est d'accord avec ce que vous venez...
Transcription générée par IA