Retranscription des premières minutes du podcast :
- Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize.
- Le Sud Radio, il est à 6h38 depuis la fin de sa cavale en Roumanie.
- Le narcotrafiquant Mohamed Amra a donc passé sa deuxième nuit à l'isolement à la prison de Condé-sur-Sarthe.
- Celle-ci pourrait devenir d'ailleurs l'une des prisons de haute sécurité voulues par le garde des Sceaux Gérald Darmanin.
- Pour couper du monde, ce sont ses termes les 100 plus gros narcotrafiquants incarcérés en France.
- Joachim Puyot, vous êtes avec nous. Bonjour.
- Bonjour. Et merci d'être sur Sud Radio ce matin, dans Le Petit Matin.
- Vous êtes le maire d'Alençon, dont dépend le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, par ailleurs ancien directeur des prisons de Frennes et de Fleury-Mérogis.
- Monsieur le maire, comment vous avez appris déjà que Mohamed Amra allait être transféré sur Condé-sur-Sarthe et comment vous avez réagi en apprenant la nouvelle ? Écoutez, on avait bien évidemment plusieurs hypothèses pour l'hébergement de ce détenu particulier.
- Soit cette maison centrale Alençon-Condé-sur-Sarthe, soit la maison centrale de Vendin-le-Vieille dans le nord de la France, soit la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, parce que ces établissements ont des conditions de sécurité hautes et renforcées.
- Et donc ensuite, la décision, comme vous pouvez le savoir, a été prise en accord avec les magistrats qui ont en charge ce dossier, les trois juges d'instruction également, les magistrats du parquet de la direction nationale de lutte contre...
- La criminalité organisée, puis les services pénitentiaires, voilà.
- Donc moi, j'avais effectivement pensé que ça pouvait être cet établissement, mais on aurait pu imaginer également les deux autres.
- Bon, ça c'est un premier point. Pourquoi ? Parce que, effectivement, ces établissements présentent des conditions de sécurité renforcées et fortes également.
- C'est des établissements à effectifs réduits, avec une sécurité périphérique très poussée, la vidéosurveillance, avec effectivement...
- À effectifs réduits, je précise en termes de détenus, bien sûr.
- Oui, à effectifs réduits, c'est 204 places. Actuellement, l'établissement est occupé à 75%.
- Donc, effectivement, avec effectivement des agents qui sont formés.
- D'ailleurs, c'est vrai que la presse en parle beaucoup, mais ce n'est pas la première fois que ces établissements hébergent des détenus très dangereux.
- Parce que la vocation même de ces établissements, qui ont été conçus en 2002...
- Et qui ont été prises en 2002, de construire deux maisons centrales pour héberger les détenus qui posaient des problèmes dans les maisons centrales actuelles ou dans les centres de détention et qui étaient les plus dangereux.
- Et c'est pour ce motif qu'on a créé ces deux établissements, un dans l'ouest et un dans le nord, pour prendre en charge les détenus les plus dangereux.
- Et depuis l'ouverture, ça fait... L'ouverture a été faite en 2013. Eh bien, ces établissements accueillent des détenus qui sont condamnés à des très longues peines, qui ont des profils particuliers.
- Ce fut le cas...
- Ce fut le cas, par exemple, pour Redouane Faïd ou Youssef Fofana, qui ont été hébergés dans ces établissements.
- Mais également, nous avons des détenus qui sont écroués pour des...
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