Retranscription des premières minutes :
- 6h40 Sud Radio, la vie en vrai, c'est une perte financière pour de nombreux commerces mondiaux.
- Le relais a décidé de remplacer certains points relais commerçants par des casiers, des casiers automatiques conséquents.
- Jusqu'à 3500 commerces vont perdre cette source de revenus qui est non négligeable.
- Bonjour Christine Villerey.
- Bonjour.
- Et merci donc d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
- Vous êtes fleuriste, gérante du magasin, plus que des fleurs morsantes dans les Landes.
- Vous faites partie donc de ces commerces qui vont être remplacés par des casiers.
- Comment est-ce que vous avez appris la nouvelle vous-même ? Par l'être recommandé le 12 mars.
- Voilà, alors que j'avais appelé plusieurs fois l'animateur de secteur qui me rassurait par rapport à ma disparition dans certains sites sursis.
- Certains sites marchands et l'apparition surtout des lockers.
- Oui, les lockers, ce sont ces casiers, ces armoires avec des casiers automatiques qui vont remplacer un grand nombre de commerces, notamment le vôtre.
- Quelle est la justification que vous avez reçue dans ce courrier de la part de Mondial Relais ? Qu'est-ce qu'ils vous ont dit exactement ? Alors juste que c'était un remaniement de leur politique d'entreprise.
- Et que je n'étais plus nécessaire quoi que...
- Que les casiers automatiques finalement sont plus nécessaires que vous.
- En fait c'est ça quoi ? Voilà, l'humain n'est plus nécessaire.
- L'humain, on préfère le remplacer par des robots.
- Combien vous étiez payé jusqu'à présent avec ce point relais ? Alors j'imagine que c'est une rémunération qui reste variable.
- Oui, c'est ça.
- C'est ça.
- C'est ça, non ? Voilà, c'est une rémunération qui variait entre 400 et 1000 euros les meilleurs mois.
- Entre 400 et 1000 euros.
- C'est-à-dire décembre, novembre, décembre.
- Voilà, c'était des mois assez forts quoi.
- Mais c'était ma seule rémunération au niveau de l'entreprise.
- Moi je suis ouverte depuis bientôt deux ans.
- J'ai fait un deuxième année le 23 mai.
- Et c'était mon salaire en fait.
- C'est ce qui me permettait de...
- D'avoir un salaire.
- Voilà.
- Parce que quand on lance un commerce...
- Il va falloir que je crée un salaire qui va être...
- Pardon, excusez-moi.
- Non, non, allez-y.
- Je vais être obligée de me créer un salaire qui va être surtaxé parce que je suis considérée comme PDG de mon entreprise.
- Et voilà, quoi.
- Et c'est pas facile de toute façon quand on se lance, quand on ouvre un commerce, d'être...
- On n'est pas rentable tout de suite, quoi.
- On ne peut pas se verser un salaire forcément dans un premier temps, quoi.
- Pas toujours.
- Voilà.
- Voilà, voilà.
- Ouais.
- Et bon, c'est surtout que j'ai moins de clients qui passent à la boutique.
- Bien sûr.
- Donc, voilà, les clients qui venaient pour les colis, de temps en temps, un petit coup de cœur sur un produit et ils achetaient.
- C'est la double peine.
- Alors que ça, ce ne sera plus possible.
- C'est la double peine.
- Double peine.
- Qu'est-ce qu'ils vous disent, les clients ? Ceux que vous revoyez encore quand vous leur avez annoncé que vous ne serez plus un point relais, comment ils ont réagi ? Alors, j'ai un peu de tout.
- Il y a des clients qui se servaient aussi des lockers quand j'étais fermée, par exemple.
- Est-ce que c'est l'avantage de ces lockers ? Je fermais que le dimanche après-midi et de lundi.
- C'est que c'est 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
- Eh oui.
- C'est un des avantages.
- Mais il y en a beaucoup qui ont essayé les lockers et qui sont très mécontents par rapport à l'insécurité dans ces lockers.
- C'est-à-dire qu'il y a des produits qui disparaissent.
- Alors que c'est censé être protégé.
- Oui.
- Voilà.
- À part des caméras.
- Voilà.
- Les codes qui ne fonctionnent pas.
- Donc, ils ne peuvent pas ouvrir leur casier.
- Et du coup, les produits repartent.
- Et on a aussi...
- J'ai ouvert le casier.
- Et quand j'ai ouvert, il y avait déjà un colis.
- Alors, je n'ai pas osé déposer mon colis.
- Et du coup, quand j'ai ouvert mon casier, il n'y avait plus mon colis.
- Voilà.
- On a des choses comme ça qui reviennent très régulièrement.
- Et puis, à la perte de l'humain aussi, Christine.
- Voilà.
- On est face...
Transcription générée par IA