Retranscription des premières minutes :
- « Le petit matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize. » « 6h40 Sud Radio, la vie en vrai. Fabriquer un jean nécessite beaucoup, beaucoup d'eau.
- Jusqu'à 10 000 litres d'eau rien que pour un pantalon.
- Alors pour y remédier, l'entreprise marseillaise a développé un jean 100% éco-responsable.
- Bonjour Grégory Vignola. » « Bonjour. » « Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
- Vous êtes le fondateur de cette marque Blue Cult.
- Comment ça se fait déjà qu'on ait besoin autant d'eau ? C'est important peut-être de le préciser pour faire un jean. » « Alors pour fabriquer un jean, mis à part la confection du pantalon, on a besoin de laver la matière et de délaver le pantalon pour lui donner une teinte.
- Parce que la matière en fait est brute au départ.
- Brute, elle est presque noire en fait quand on la reçoit.
- Et une fois qu'on a confectionné le pantalon, il faut laver ce pantalon, donc dans cette matière brute, pour faire descendre la couleur.
- Et ça demande beaucoup de process.
- Ça part dans des machines, notamment des machines qui utilisent la pierre ponce.
- Et le jean va être délavé comme ça dans les machines pendant plusieurs heures.
- Une fois qu'il a été délavé, il faut ensuite le rincer pour enlever les résidus.
- Donc là aussi, ça repart dans notre machine, c'est relavé et ça a une consommation d'eau énorme.
- Et d'électricité également.
- « Et d'électricité aussi, j'allais y venir.
- Pour l'eau, c'est jusqu'à 7 à 10 000 litres d'eau pour un jean.
- C'est vrai que ça paraît incroyable.
- Comment vous avez fait vous-même pour réduire cette quantité d'eau ? Et d'électricité, vous en parlez, nécessaire pour faire un jean ? » « Alors nous, pour arriver à avoir un jean qui est beaucoup plus long, qui est plus écoresponsable, on a travaillé avec des ateliers au départ.
- Alors au début, on a fait des jeans qui étaient peu délavés.
- Et ensuite, on a trouvé un atelier qui utilise une technologie de pointe, une technologie espagnole qui s'appelle Ginologia, qui sont des machines qui délavent les jeans à l'ozone.
- Donc sans pierre ponce, avec une économie de 95% d'eau à peu près.
- Et à peu près 90% d'électricité.
- Et on fait les finitions au laser.
- Donc ils consomment uniquement quelques centilitres d'eau par jean, contre 5 litres pour les finitions, avec les méthodes d'antan.
- Tout ce que je voulais dire.
- Voilà, en fait, l'ozone pour le délavage, une fois séché, il y a un traitement atmosphérique qui se fait sur le pantalon, donc avec de l'ozone et sans eau.
- L'ozone, c'est...
- Le signe, on va dire, c'est l'O3.
- C'est simplement de l'oxygène qui est enrichi, pulvérisé dans des machines avec les jeans, et il réagit avec les fibres teintées, en imitant l'usure naturelle des rayons du soleil.
- Donc après utilisation...
- Haute technologie.
- Oui.
- En l'occurrence.
- Voilà.
- Et en plus, après utilisation, il est automatiquement décomposé en O2, ce qui fait qu'il n'y a aucune pollution.
- Aucune pollution.
- Et alors, vous avez choisi aussi une matière particulière, pour être le plus possible éco-responsable avec ce jean.
- Excusez-moi, je ne vous ai pas entendu.
- Oui, je disais, démarche éco-responsable aussi sur le choix des matières.
- Oui.
- Alors, on utilisait essentiellement du coton bio.
- Quand on n'est pas...
- Quand il y a un mélange de matières, c'est fait avec des fibres recyclées, comme du polyester recyclé.
- Et là, c'est assez compliqué, parce que pour avoir les matières qu'on souhaite, donc des matières qui sont résistantes, souples et confortables, il faut vraiment qu'on travaille en amont avec les tisseurs pour développer nos propres matières.
- Et en plus, en coton bio.
- Donc, c'est vraiment un chemin de croix pour arriver à un bon résultat au final.
- Ça, c'est difficile de trouver en France, oui.
- Oui, oui.
- Non, c'est très compliqué.
- En fait, nous, on est une marque méditerranéenne.
- On est basé à Marseille.
- Donc, on a décidé de fabriquer uniquement autour de la Méditerranée.
- Donc, on s'oppose par là à la fast fashion, c'est-à-dire qu'on ne fait pas de chine, on ne fait pas de Bangladesh.
- Donc, on va fabriquer en France.
- Si on fabriquait en France, le...
Transcription générée par IA