Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le code projecteur des Vraies Voix.
- Les agriculteurs ont le droit d'être rémunérés à juste titre en fonction de leur travail.
- C'est toute la chaîne qui se met en mouvement, c'est-à-dire les producteurs, les distributeurs, mais également les consommateurs.
- C'est 8 à 9 centimes de plus pour le consommateur.
- Ça représente entre 50 et 55 000 euros de chiffre d'affaires annuel supplémentaire.
- Les consommateurs, pour moi, c'est l'arme suprême.
- C'est eux qui vont choisir en regardant les étiquetages.
- C'est eux qui vont dire, je veux du local, je veux connaître la personne qui va nourrir mes enfants.
- Si c'est quelques centimes de plus qu'une grande marque, on peut faire un petit geste.
- Et 5 patrons de la grande distribution se sont engagés hier à acheter les produits agricoles sans négocier les prix.
- Lorsqu'un producteur est en difficulté, mais aussi à écouler les stocks en cas de surproduction.
- Réunion sans le clair, accusée pour certains de mener une guerre des prix.
- Alors parlons vrai, est-ce que la distribution n'est pas toujours le gagnant lors des négociations avec les producteurs agriculteurs ? Et à cette question, peut-on mieux payer les agriculteurs sans toucher au pouvoir d'achat des consommateurs ? Vous dites oui à 85%.
- Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
- Philippe Bilger.
- Alors, bien sûr, lorsque les questions pertinentes de Sud Radio sont posées, j'ai toujours envie de répondre oui.
- Il serait dramatique si, par exemple, ce type d'accord dont on ne comprend pas, qui n'ait pas été conclu plus tôt, tellement il est fondé sur une sorte d'humanisme agricole, en quelque sorte, s'il n'était pas compatible avec le pouvoir d'achat des salariés, des citoyens, ce serait dramatique dans notre pays.
- Alors je vais faire une réponse optimiste, et vous la contredirez si vous êtes plus savants que moi, mais j'espère que c'est possible.
- Alors, Jean-Marie Fabre, on voit Carrefour, Auchan, Casino, Mousquetaire, Intermarché, Coopérative U, Coopérative U qui était déjà dans cette trajectoire, sans Michel-Édouard Leclerc, dommage en fait, on aurait pu faire un strike intéressant.
- Oui, certainement.
- Je pense que de toute manière, il faut bien avoir en tête que l'alimentation, la souveraineté alimentaire, c'est une des armes de demain, et qu'on a besoin de renforcer à la fois la place de l'agriculture française, alors même si le vin est un secteur un poil à part, et qu'on a aussi besoin de donner énormément de cohérence à ce qu'on a comme injonction en matière de qualité de production, en matière de normes, on y revient, de production, et qui, à un moment donné, engage l'agriculteur à investir.
- Et forcément, il faut qu'il y ait une juste rémunération du travail, et de ce travail avec la qualité qu'on lui impose, avec les normes qu'on lui impose.
- La vérité, c'est qu'il ne faut pas que l'écrasement de ses marges ne soit fait que sur son dos à lui, pour essayer de maintenir un pouvoir d'achat.
- Et je l'entends, pour le consommateur, on est...
Transcription générée par IA