Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
- Si nous nous rassemblons ici devant vous, artistes et actrices du cinéma belge, c'est pour exprimer notre profonde inquiétude face à la montée de l'extrême droite partout dans le monde.
- Car aujourd'hui, ce sont les droits des femmes, des personnes queer, des personnes trans, des personnes racisées, ainsi que les droits des exilés qui sont bel et bien mis en péril.
- Aujourd'hui, la Shoah et la sécurité juive sont utilisées pour justifier les massacres ou les nettoyages ethniques à Gaza.
- Après les massacres, il s'agit dans un cas comme dans l'autre d'actes de terreur contre des innocents.
- Je vais dire une chose, fuck Trump.
- Ce n'est plus « down with Trump », c'est « fuck Trump ».
- Et Oscar va aussi.
- Les Vraies Voix sur Sud Radio.
- C'est l'équivalent belge de nos cétiques.
- Au César, les Magrits du cinéma ont perdu, donc 91% de leur audience en 6 ans.
- Les exécuteurs testamentaires de Magrits mettent en cause l'évolution de la cérémonie en tribune politique.
- On reprange souvent aussi aux Césars ou aux Oscars exactement la même chose.
- Alors parlons vrai, est-ce que l'hémiplégie des causes lors de ces cérémonies vous choque ? Et à cette question, Magrits, Césars, Oscars, les cérémonies du cinéma sont-elles devenues des tribunes politiques ? Vous dites oui à 96%.
- Vous voulez réagir ? Le 0826.
- Le 0826, 300, 300.
- Et pour en parler avec nous, Gilles Boussingo est avec nous.
- C'est un journaliste à TV Magazine du groupe Figaro.
- Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
- Alors je vais être bref, je vais essayer de l'être, Cécile.
- D'abord, j'ai toujours jugé ridicules les pétitions et les tribunaux des artistes.
- Comme si en réalité, leur expression allait persuader des citoyens de changer la leur.
- Deuxième élément dans la question de Sud Radio, pertinente évidemment, je n'ai envie de parler que des Césars.
- Et paradoxalement, j'ai trouvé que dans la cérémonie de samedi soir, il y avait par rapport aux absurdes soirées d'avant, un petit progrès.
- On a eu droit bien sûr à un syndicalisme qui a développé son idéologie avant la cérémonie.
- Et puis on a eu le réalisateur ou le producteur de l'excellent documentaire Le Monde de Bertrand qui a fait fort.
- Mais à part ça, ça a été à peu près correct.
- Et donc, peut-être que sur ce plan-là, la France commence à échapper au pire.
- Le correct, je dis moi, la comparaison entre Auschwitz et Gaza, c'était quand même plus...
- Enfin, c'est mon avis...
- Moi, j'entends tout ce qu'on dit.
- D'abord, les Magritsch, je n'ai pas vu les audiences en chute libre.
- Je pense que les Oscars, les audiences ne sont pas du tout en chute libre.
- Pas du tout.
- Les Césars ont toujours été ennuyés depuis des années.
- Mais ce n'est pas à cause des prises de position politique.
- C'est que tout tombe à plat.
- Tout et rien n'était drôle.
- Le seul type, moi, qui m'a fait rire, c'est Franck Dubosc.
- Parce qu'il était extraordinaire d'auto-dirigeant humain.
- Et même Zadie était bon.
- Oui.
- Pour le reste, si vous voulez, moi, je ne suis pas du tout heurté.
- La culture a toujours été une vitrine de manifestations politiques.
- On dirait que vous découvrez la lune.
- Non, non.
- Pas du tout.
- Mais je trouve ça nul.
- Souvenez-vous Cannes 68.
- Cannes 68 avec François Truffaut qui met carrément le souk.
- Je veux dire, même la culture, la littérature a toujours servi de dénonciation au régime politique.
- Quand Orwell...
- On va prendre le plus célèbre écrit.
- 84, ça a du sens.
- Bien sûr.
- Mais c'est un livre.
- Mais moi, je ne suis pas choqué du tout.
- Écoutez, les gens font ce qu'ils veulent.
- Et puis, libre d'écouter ou de ne pas écouter, moi, je ne suis pas du tout heurté.
- Je trouve même que c'est plutôt sain, d'ailleurs, que les artistes expriment quelque chose sur le monde.
- Ça me va très bien.
- Jean-Michel Fauve, alors.
- On met de côté complètement.
- Attends.
- On fait le tour de table et après, c'est vous.
- Jean-Michel Fauve.
- Et puis, faites attention, c'est l'ancien patron du Raid.
- Vous avez vu la billou rouge que vous avez là sur...
Transcription générée par IA