Retranscription des premières minutes :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des Vraies Voix.
- Coupable, la décision est tombée par Marine Le Pen et les 8 eurodéputés.
- Ils sont tous reconnus coupables de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires qui travaillaient pour le FN.
- Vous avez toujours nié l'infraction.
- Mais on nie l'infraction.
- Vous niez l'infraction.
- Le délibéré est clair, pas d'enrichissement personnel, pas de corruption.
- Et même les magistrats et procureurs ont reconnu qu'il n'y avait pas d'emploi fictif.
- La magistrate a assumé très clairement de mettre en oeuvre l'exécution provisoire de l'inéligibilité, c'est-à-dire en réalité de rendre mon appel inutile.
- Elle fait appel de cette décision.
- Oui, elle fait appel, mais l'exécution étant provisoire, elle n'est pas présumée innocente sur les faits qui lui sont reprochés.
- Marine Le Pen est déjà inéligible avant même le procès en appel.
- C'est la très contestée exécution provisoire de la peine.
- Le tribunal l'a justifié en expliquant que le RN ne reconnaît pas les faits.
- Ce qui fait craindre un risque de récidive.
- Alors parlons vrai, est-ce que pour vous la stratégie de défense a une grande importance dans un procès ? Et à cette question, la stratégie de ne pas reconnaître les faits par Marine Le Pen a-t-elle été la bonne ? Vous dites oui à 56%.
- Vous voulez réagir ? Au délibéré voix, attendez vos appels au 0826 300 300.
- Jean-Yves Leborgne est avec nous, avocat pénaliste, maître.
- Merci d'avoir accepté notre invitation.
- Il était dit ce matin un petit peu partout sur les radios finalement que, qu'en bas des lisses finalement, c'était la même chose.
- C'est-à-dire qu'il avait refusé de reconnaître les frais.
- Il a essuyé aussi, c'est la même peine, 5 ans d'inéligibilité.
- Certains disaient, s'il avait dit oui, effectivement, on n'aurait eu qu'un an.
- Vous ciblez là, ma chère Cécile, un problème.
- Mais si vous le permettez, j'aimerais comparer, puisque je réponds à la question de Sud Radio, tous les comptes rendus que j'ai lus pour le procès de Marine Le Pen et celui concernant le procès de Marine Le Pen.
- Et celui concernant le procès de Marine Le Pen.
- Et celui concernant Nicolas Sarkozy.
- J'ai trouvé, à titre personnel, avec une certaine habitude de la magistrature, que j'ai toujours été inquiet devant des manifestations que j'ai senties de partialité dans l'affaire Le Pen.
- Lorsqu'une présidente commence par évoquer, avant même les débats et leur profondeur, qu'il y a un système mis en place, c'est inquiétant parce qu'elle semble préjugée.
- Deuxième élément, je suis frappé par le fait qu'aujourd'hui, de la part d'avocats ou d'autres personnes, il y a des lucidités rétrospectives, beaucoup de conseils qui sont donnés à Maître Bosslu en disant « Vous auriez dû plaider autrement ».
- Peut-être, en tout cas, il me semble qu'il avait tout à fait le droit de développer une argumentation qui n'était pas absurde, mais que le tribunal n'a pas véritablement contrôlé.
- Sur le fait que les assistants pouvaient être attachés aux députés et non pas au Parlement européen.
- Le seul reproche que je ferai modestement à la Défense, c'est à aucun moment de n'avoir donné une petite porte de sortie au tribunal en disant « Si vous ne suivez pas le principal de mon argumentation, je vous offre une petite échappatoire ».
- Jean Dorido, Sébastien Minard.
- Oui, non.
- Alors, tout n'est pas si clair, tout n'est pas si facile à comprendre dans cette histoire.
- Je ne connais pas assez la jurisprudence.
- Là, j'ai le sentiment, quand on parle de combat des listes, qu'il y aurait ce principe de faute avouée à moitié pardonnée, dans le fond, et que finalement, c'est injustifiable.
- Si c'est un ordre d'inéligibilité au lieu de 5, c'est à 80% pardonné.
- Eh bien oui, et puis ça change tout, surtout.
- On demanderait à Jean-Yves Leborguen.
- C'est surtout que ça change tout, parce que ça serait la fin, l'issue, avant les présidentielles.
- Alors que là, évidemment, ça...
- Sébastien Minard.
- Marine Le Pen et l'ensemble des personnes qui ont été mises en cause, elles avaient un boulevard.
- Donc pour moi, leur système de défense n'était pas le bon.
- Pourquoi elles avaient un boulevard ? Parce que...
Transcription générée par IA