Retranscription des premières minutes :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le code projecteur des vraies voix.
- Évidemment la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.
- Donc il faut quand même se poser la question aujourd'hui du droit, l'état du droit ne va plus, des moyens de la justice mais aussi de ce qui était inscrit dans l'ordonnance du 22 décembre 1958 voulue par le général de Gaulle, c'est qu'un magistrat ne peut pas exprimer une préférence partisane.
- On pourrait se poser la question du système judiciaire.
- Quand vous avez un pouvoir, vous devez avoir un contre-pouvoir.
- Que les magistrats soient élus ? Pourquoi pas.
- Il faut poser la question de l'élection des magistrats, a affirmé ce matin David Lysnard sur Sud Radio.
- Une façon de rendre les juges responsables de leurs décisions, selon le maire de Cannes et président de l'association des maires de France.
- Alors parlons vrai, est-ce que cela donnerait aux juges une responsabilité qu'ils n'ont pas aujourd'hui ? Et à cette question, comme le demande David Lysnard, faut-il se poser la question de l'élection des magistrats ? À 88%, vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
- Pour en parler, Jérôme Pozat est avec nous, président d'Amour de la justice et de l'association du G500 citoyens.
- Et puis vice-président de l'application des peines au tribunal judiciaire de Nancy.
- Président, merci d'être avec nous ce soir.
- Philippe Bilger.
- Je pense qu'il faut amplifier la responsabilité du magistrat dans beaucoup de domaines et réfléchir sur une possibilité.
- D'interdire dans l'activité syndicale globale la part totalement idéologique et scandaleuse.
- Deuxième élément, et je réponds à votre question directement.
- Je ne crois pas à l'élection comme moyen radical de distinguer les meilleurs dans la magistrature.
- Je crains même presque comme Clémenceau que ce seraient les pires qui seraient distingués.
- Parce que j'ai noté que l'univers médiatique n'a jamais...
- Il n'a jamais su distinguer correctement les meilleurs dans la magistrature pour les distinguer des pires.
- Paradoxalement, et je finis là-dessus, je crois qu'on pourrait se passer du conseil supérieur de la magistrature.
- Mais il faudrait au contraire, et j'aurais beaucoup aimé ça au moment de ma carrière, être évalué par une commission politique pluraliste où chaque pouvoir aurait trouvé un contre-pouvoir au sein de la même institution.
- François Zegouin.
- D'abord, je rappelle, et je le dis pour mon ami Philippe Bilger, il le sait très bien, que le concours de la magistrature, c'est un des plus durs de France avec le concours du Quai.
- Il y a beaucoup d'appelés et très peu d'élus, je pense à peu près.
- Donc c'est un très haut niveau.
- J'en ai marre parce qu'à chaque fois qu'on touche à la politique, de gauche comme de droite, c'est la ruée sur les magistrats.
- Moi, je pense que les magistrats, dans 90% des cas, ils font très bien leur boulot.
- Là, ça devient du délire parce qu'on a touché à Le Pen.
- La dernière fois, c'était Cahuzac. Je mets tout le monde.
- Ça, c'est le deuxième point.
- Le troisième point, c'est qu'on a une justice de très haut niveau.
- Élire des magistrats.
- Regardez comment ça se passe aux Etats-Unis.
- Je cherchais le prix, quand j'ai préparé l'émission, le prix d'une campagne pour être élu juge.
- Vous vous rendez compte qu'on est quasiment à 800 000 dollars.
- Ça veut dire que pour être élu juge aux Etats-Unis, parce que c'est exactement le modèle que prétenait Zadviznista, déjà, il faut avoir de l'argent.
- Vous comprenez ? Je pense que le service public...
- Déjà, c'est une mauvaise formule.
- Déjà, le service public de la justice, à la française, nous garantit, je pense, une très haute qualité.
- Malgré tout ce que les politiques veulent bien en dire, de gauche comme de droite.
- Dans ma carrière de policier, bien évidemment, et dans ma carrière politique, j'ai fréquenté beaucoup de magistrats.
- Et évidemment, dans les magistrats, il y en a des très bons.
- Françoise, vous avez raison, le niveau est bon.
- Mais j'ai rencontré des brels aussi, comme un peu partout.
- Il y a des brels de suite aussi.
- Oui, oui, mais ce n'était même pas la peine de le rajouter.
- J'allais...
Transcription générée par IA