Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Bercov, dans tous ses états, le fait du jour.
- Antisociale, tu perds ton sang au froid.
- Repose à toutes ces années de service.
- Eh oui, la chanson culte, antisociale de Trust, bien sûr.
- Alors, antisociale ou antijustice ? Donc, vous avez évidemment suivi la séquence qui s'est passée avec Marine Le Pen.
- Marine Le Pen, rendue inéligible ou pas, on verra.
- On ne va pas parler des suites judiciaires, on va en parler demain notamment.
- Et puis, évidemment, les grandes polémiques entre avocats sur le point de justice, technique ou pas technique.
- Et puis, il y a la politique derrière tout ça.
- Il y a d'abord et outremont tout la politique.
- Alors, nous allons en parler avec Nicolas Dupont-Aignan, qui est président de Debout la France et ancien député.
- Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
- Bonjour André Bercov.
- Alors, Nicolas Dupont-Aignan, on ne va pas revenir là, pour le moment, sur l'affaire Le Pen, sur ce qui se passe et qui va se passer.
- Mais au-delà de ça, et je suis sûr que vous avez suivi ça au moins autant que moi et au moins autant que tout le monde, c'est de regarder, effectivement, d'ailleurs, notamment l'avocat Juan Branco a fait un inventaire intéressant, sur une série d'affaires qui ont été jugées pas tout à fait de la même façon avant celle de Marine Le Pen.
- Par exemple, la relaxe de l'actuel Premier ministre François Bayrou, par ce même tribunal judiciaire, pour des faits identiques.
- À l'inverse de ses proches, pour la plupart condamnés, laxée en première instance, le 5 février 2024, dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem.
- On ne va pas rentrer dans les détails.
- Bon.
- Et puis la relaxe d'Éric Dupond-Moretti, l'ancien ministre de la Justice, relaxe par le procureur après la cour de cassation, le 4 décembre 1923, voilà.
- On ne peut pas réunir en cour de la Justice la République, ce serait trop long.
- Actuellement, et je rappelle qu'il y a toujours la présomption, et heureusement la présomption d'innocence, Jean-Luc Mélenchon, lui-même, a soupçonné d'avoir utilisé, en tant qu'eurodéputé, les fonds du Parlement européen pour financer et développer une partie de ses activités politiques en France.
- Et alors, juste un mot, Nicolas Dupond-Aignan, c'est de citer toutes les personnalités politiques qui ont été interpellées par la Justice.
- Encore une fois, relaxées par certains, non poursuivies pour d'autres.
- Alors, je vous donne un inventaire, c'est mieux que prévert.
- François Bayrou, Muriel Pénicaud, Richard Ferrand, l'évituel de Bretagne, actuellement président du Conseil constitutionnel.
- Alexis Collère, qui va devenir numéro 2 de la Société Générale.
- Thierry Solaire, Jean-Paul Delevoye, Éric Dupond-Moretti, Olivier Dussopt, Sébastien Lecornu, Agnès Buzyn, Laura Flessel, Sylvie Goulard, Muriel de Sarnez, Damien Abad, Gérald Darmanin, Alain Griset, Rachida Dati, Jean-Michel Blanquer, Jean-Jacques Bridé, Nathalie Hemmas, Benjamin Griveaux, Michel Marchand, Jean-Marie Girier, liste évidemment non exhaustive.
- Alors, Nicolas Dupond-Aignan, qu'est-ce qu'il se passe ? En ce moment, est-ce qu'on insiste à...
- Alors, tout le monde dit gouvernement des juges, les juges ont cédé à la politique, sauf que c'est la politique qui leur a donné, avec la loi Sapin 2, la possibilité de faire cela.
- Alors, qu'est-ce qu'il se passe ? Basculement des juges, le politique n'est plus là, les juges règnent ? Alors, moi, je pense qu'il faut être le plus franc possible.
- D'abord, les hommes politiques ne sont pas au-dessus des lois.
- Et c'est ça...
- Oui, bien sûr.
- ...que...
- ...que les hommes politiques soient traduits devant les tribunaux quand ils commettent des fautes.
- Moi, je m'élève contre cette idée que les hommes politiques devraient être au-dessus des lois.
- Non.
- D'ailleurs, vous citez beaucoup de noms, mais il y en a beaucoup qui n'ont jamais été traduits devant les tribunaux, dont votre serviteur.
- Et je pense qu'il ne faut pas l'oublier, parce que sinon, on va dire tout se pourrit.
- Ce n'est pas vrai.
- D'ailleurs, je ne vous ai pas...
- Vous avez marqué, je ne vous ai pas cité.
- Mais j'espère bien.
- J'espère bien.
- D'accord.
- Bien sûr qu'il y en a.
- En revanche, la vraie question, c'est que si la justice passe, elle doit passer pour tout le monde.
- Et pas seulement pour un camp politique.
- Or, nous voyons bien, il n'y a pas...
Transcription générée par IA