Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin. » « Notre invité ce matin, Jean-Philippe Tanguy, qui est député Rassemblement National de la Somme. Jean-Philippe Tanguy, bonjour. » « Bonjour M. Bourdin. » « Merci d'être avec nous ce matin. Regardons l'actualité. Hier soir, rencontre entre Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron.
- Aujourd'hui, réunion à Paris d'une trentaine de chefs d'État et de gouvernement pour réfléchir et avancer peut-être.
- Nous verrons bien sur une nouvelle aide militaire à l'Ukraine et surtout sur la sécurité à apporter à l'Ukraine.
- Moi, j'ai une question toute simple. Poursuite et renforcement du soutien militaire et financier à l'Ukraine, c'est ce qu'a annoncé hier Emmanuel Macron.
- Est-ce une priorité absolue ? » « Il faut avoir les moins pires dispositions militaires et stratégiques possibles pour aborder des discussions de paix avec la Russie qu'il a envahie.
- Ça a toujours été la position du Rassemblement National. L'Ukraine doit être défendue, doit pouvoir se défendre.
- Et la paix ne peut se construire que si l'Ukraine n'est pas dans une situation d'extrême faiblesse, évidemment. » « Donc l'envoi de matériel militaire par la France, c'est une bonne chose ? » « Tout à fait, tant que c'est du matériel essentiellement défensif.
- C'est pas du matériel sur lequel nous perdurions le contrôle et qui permettrait d'attaquer.
- Le territoire russe est de rentrer dans une situation pour nous qui serait incontrôlable.
- Nous y sommes favorables.
- Je me permets de rappeler que cette position du Rassemblement National a souvent été critiquée.
- Alors que les attaques des Russes sur les arrières ukrainiens, sur les civils ukrainiens, sur son outil industriel, sur ses capacités énergétiques, a considérablement affaibli l'Ukraine.
- Donc quand nous disions qu'il fallait avoir des positions aussi défensives, qu'il fallait assurer la protection des civils et des Ukrainiens, ce n'était pas une position...
- une fausse position, une posture.
- C'était une réalité stratégique et une réalité militaire.
- Et je regrette que le gouvernement français d'hôte ait abandonné cette défense des arrières ukrainiens pour faire beaucoup de communication quand même, en disant qu'on allait vaincre la Russie militairement, ce qui n'était pas possible.
- « Bien. Une force européenne en Ukraine pour garantir le respect de la paix, c'est indispensable ? » « Oui, mais dans le cadre de l'ONU.
- Parce que ce qui est très inquiétant, je trouve, de la part d'Emmanuel Macron, mais aussi du Royaume-Uni, qui étaient quand même les deux nations gardiennes internationales et du Conseil de sécurité de l'ONU, c'est la disparition du droit international et du cadre de ce droit, à savoir l'Organisation des Nations Unies et son Conseil de sécurité, où nous sommes membres permanents, des discussions et des solutions surtout.
- « Mais n'est-ce pas Donald Trump qui fit disparaître le droit international ? Donald Trump qui dit « Le Groenland est à moi, le Canada sera le 51e état des États-Unis, etc. » Mais le point que vous soulevez est très important, et c'est pour ça que j'ai parlé de la France et du Royaume-Uni.
- Il est vrai que...
- Depuis sa création, l'ONU a souvent été remue en cause par les États-Unis et par l'ex-URSS, la Russie, la Chine, les trois grandes puissances qui peuvent se permettre de s'extraire du droit international.
- La France et le Royaume-Uni, qui sont membres du Conseil permanent, qui sont des nations de moindre puissance et qui n'ont pas d'ambition impérialiste et hégémonique, étaient les défenseresses du droit international.
- Souvenez-vous, sur la deuxième invasion de l'Irak, la France avait été championne de la défense de l'ONU.
- Les États-Unis, déjà, avaient voulu se retirer.
- Ils avaient voulu se retirer du droit international.
- Souvenons-nous qu'ils avaient envahi l'Irak, un État souverain, quoi qu'on pense de Saddam Hussein, contre le droit international et contre l'avis de l'ONU.
- Donc, malheureusement, quand des démocraties comme les États-Unis affaiblissent le droit international, des régimes autoritaires ou des dictatures comme la Russie ou la Chine se, comment dire, en profitent et eux-mêmes abusent du droit international.
- Mais il faut s'éconcerter que...
- Vous parlez de régime militaire, d'autocrate, d'autocrate au pouvoir.
- Est-ce que vous rangez Donald Trump dans cette catégorie ? Puisque vous parlez de droit international bafoué.
- Je vous pose franchement la question, parce que quand vous voyez...
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