Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
- Notre invité ce matin, Maude Bréjon, qui est ancienne porte-parole du gouvernement Barnier, est députée Ensemble pour la République.
- Bonjour, Maude Bréjon. Bonjour, Jean-Jacques Bourdin.
- Merci d'être avec nous. Alors plusieurs sujets. Nous reparlerons de Marine Le Pen tout à l'heure.
- Mais je voudrais commencer avec Donald Trump. Donald Trump qui dérégule le commerce international.
- Il parle de guerre commerciale. Il impose des droits de douane au monde entier.
- Je donne quelques chiffres. 20% pour l'Union européenne, 34% pour la Chine, 26% pour l'Inde, 32% pour Taïwan, 24% pour le Japon, 25% pour la Corée du Sud, 46% pour le Vietnam.
- Et puis à la Maison-Blanche, ils sont un peu trompés parce qu'ils ont mis 10% de droits de douane pour la Martinique et la Guadeloupe en oubliant que c'était l'Union européenne.
- Bon, enfin bon. Quelle peut être la réplique de l'Europe ? Quelle doit être la réplique de l'Europe ? J'ai vu que l'Union européenne allait déjà taxer les services numériques américains.
- Oui. D'abord, c'est une décision qui va être délétère pour tout le monde.
- Elle sera délétère pour les Européens. Elle sera délétère pour les Américains. Elle sera délétère pour les Asiatiques.
- Et donc c'est une mauvaise décision.
- Une fois qu'on a dit ça, face à tant de brutalité, il n'y a qu'une réponse possible.
- C'est d'assumer le rapport de force et c'est d'assumer de rentrer dans le même jeu que Donald Trump.
- Et donc il faut appliquer des sanctions réciproques et lui répondre sur la même tonalité.
- Que celle que lui-même emploie pour une raison très simple. C'est qu'il ne comprend que ça.
- Ce que je vois, c'est que l'Union européenne apporte une réponse commune.
- On a eu les premiers mots d'Ursula von der Leyen hier soir ou ce matin.
- Le président de la République fait office de locomotive de l'Union européenne en dialoguant avec ses différents partenaires, avec nos différents partenaires.
- Et les filières les plus touchées seront reçues cet après-midi à l'Élysée.
- Je pense notamment à la filière viticole et à la filière...
- Il faut imposer des droits de douane, c'est clair, sur tous les produits américains ou quoi ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Donc première mesure, l'Union européenne va taxer les services numériques.
- Ça veut dire les GAFAM.
- Bien sûr, il faut répondre. Il faut répondre avec les mêmes armes que celles que Donald Trump utilise.
- Et il faut répondre en européen. Il faut que l'Union européenne apporte une réponse commune.
- Ce n'est pas la France seule, ce n'est pas l'Allemagne seule, ce n'est pas les Italiens seuls.
- C'est ensemble. Et il y a, depuis l'élection de Donald Trump, une prise de conscience tardive, mais bienvenue, de la nécessité d'avoir cette coordination et encore une fois cette union dans la réponse qu'on apporte face aux grandes puissances, que ce soit les États-Unis ou d'autres.
- Oui. Donc l'Europe a les moyens d'engager une forme de guerre commerciale, vous pensez ? L'Europe a les moyens. On a une puissance économique et commerciale extrêmement forte.
- Et je le redis, les décisions...
- Les décisions que prend Donald Trump seront, encore une fois, extrêmement délétères pour les Américains.
- Les consommateurs américains vont en pâtir. On commence d'ailleurs déjà à le voir.
- Marine Le Pen. La condamnation de Marine Le Pen et d'autres membres du Rassemblement national, anciennement Front National. La manifestation de soutien à Marine Le Pen dimanche à Paris est-elle, selon vous, un coup de force ? Moi, je n'ai pas à commenter. Je n'ai pas de problème sur le principe avec le fait qu'un parti...
- Oui.
- La logique qu'un parti politique manifeste, et le droit à manifester existe, manifeste son soutien à son leader politique.
- Vous savez, moi, quand je défends l'État de droit, je ne le fais pas uniquement à moitié. Ils ont le droit de manifester s'ils le souhaitent.
- Le problème, ce n'est pas la manifestation en tant que telle. Le problème, c'est les propos qui seront probablement tenus.
- Et c'est le discours, les propos qui sont...
- C'est un procès d'intention. Nous ne savons pas quels seront les propos tenus.
- Les propos qui sont tenus depuis lundi.
- Avant d'entrer dans les sujets...
- De manifestation, d'exécution provisoire,...
Transcription générée par IA