Retranscription des premières minutes :
- Dans les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi.
- Est-ce que l'appel d'ailleurs de ce procès a été déposé ? Oui, aujourd'hui.
- La procédure est lancée.
- Et je souhaite personnellement que si Mme Le Pen interjette recours, ce délai de jugement nouveau à la Cour d'appel de Paris puisse être organisé dans un délai le plus raisonnable possible.
- Je pense que le parquet général aura à cœur de sans doute hâter et précipiter un procès en appel.
- Et la Cour d'appel de Paris qui annonce un calendrier resserré pour rejuger Marine Le Pen afin de pouvoir rendre une décision d'ici l'été 2026.
- Un désaveu du jugement de la première instance de son exécution provisoire selon l'avocat de Marine Le Pen.
- Alors parlons vrai, est-ce que le calendrier politique imposait cette accélération ou est-ce que rien n'aurait dû changer ? Et à cette question.
- Donc procès en appel accéléré pour Marine Le Pen, c'est, vous dites à 43% un désaveu du premier jugement, à 37% une saine adaptation de la justice et à 20% un traitement de faveur.
- Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
- Notre invité pour en parler, Aurélien Martini, vice-procureur au tribunal judiciaire de Melun et secrétaire général adjoint de l'union syndicale des magistrats.
- Bonsoir, merci d'avoir accepté cette invitation à Sud Radio.
- Philippe Bilger.
- D'abord, il est évident que...
- Cette rapidité de l'appel fixé dans ses conclusions à l'été 2026 est d'abord une réponse au séisme politique que ce jugement a suscité.
- Je veux dire toute cause et toute conviction confondues.
- Le deuxième élément, je pense, et j'espère ne pas choquer notre invité, c'est que dans ce jugement qui est pour l'essentiel indiscutable, je veux dire, on n'a pas le droit de mettre en cause une argumentation juridique qui se tient même pour l'inéligibilité.
- Je constate que la partie concernant l'exécution provisoire est d'une politisation extrême puisqu'elle vise à démontrer par le biais judiciaire que politiquement, Marine Le Pen ne devrait pas être candidate en 2027.
- Et je pense qu'en effet...
- Le processus d'accélération de l'appel est une réponse en grande partie à ce jugement et à ce passage-là.
- François Feuilladeau ? Oui, bien sûr, après la cour d'appel, je pense qu'elle fait une réponse politique.
- Là, c'est la cour d'appel qui fait véritablement de la politique, c'est évident, sur instruction du parquet général.
- Ça me paraît tellement évident, il faut aller vite, mais je pense que ça n'arrangera absolument pas les affaires de Marine Le Pen.
- Comment imaginer qu'elle ne soit pas condamnée, même à minima, en appel ? Ce qu'elle cherche, c'est à enlever, évidemment, l'exécution provisoire, mais d'abord, y parviendra-t-elle ? Et puis, par ailleurs, je rappelle vraiment que l'opinion, elle est implacable sur cette question.
- Elle a déjà considéré que Marine Le Pen, il est normal, non seulement qu'elle soit condamnée parce que c'est très lourd, ce dont elle est accusée, que l'exécution provisoire n'est pas un problème, et en plus de ça, elle substitue Jordane Bardella immédiatement.
- Donc, je pense que la cour d'appel fait une erreur.
- En donnant le sentiment d'aller très vite, de mettre en gros le dossier au-dessus de la pile, tant mieux, mais on rallonge les délais, et en plus, Marine Le Pen, c'est un piège parce qu'en gelant sa présidentielle, elle n'aura même pas le temps de préparer son successeur, car de mon point de vue, elle n'arrivera pas à concourir en 2027.
- Jean-Michel Fauvergue.
- Alors, sur l'aspect politique des choses, je pense qu'il y a deux décisions qui sont éminemment politiques.
- D'abord, l'exécution provisoire sur l'inéligibilité, qui est très très très rare.
- Ça a eu lieu déjà pour la maire de Montauban, qui a été ensuite… Éric Barège. Oui, la Falco aussi.
- Ensuite, la deuxième décision, c'est celle qu'on entend là, c'est-à-dire un calendrier resserré en appel.
- Ça veut dire que les magistrats peuvent travailler sur cet aspect politique-là.
- Donc là, on est quand même sur quelque chose de particulier.
- Mais moi, je crois, contrairement à Françoise, que c'est un très beau coup de la part de la cour d'appel, parce qu'on ne voit pas comment, en appel,...
Transcription générée par IA