Retranscription des premières minutes :
- Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- Mes collègues américains, c'est le jour de la libération.
- Avec cette action, nous allons enfin pouvoir faire de l'Amérique une plus grande, plus grande que jamais auparavant.
- Indonésie, Malaisie, Cambodie, oh regardez, Cambodie, 97%, l'Union Européenne, 10%.
- Si nous étions attaqués sur des sujets commerciaux, l'Europe, comme une puissance qui se tient, devra se faire respecter et donc réagir.
- L'Union Européenne, elles sont très difficiles, très très difficiles.
- 39%, nous allons les attaquer, 20%.
- Tous les économistes sont d'accord pour dire que c'est une catastrophe.
- Les marchandises européennes taxées à 20% aux Etats-Unis, Emmanuel Macron réunit en ce moment même les secteurs concernés à l'Elysée.
- Les alcools français redoutent un recul des exportations de 800 millions d'euros.
- Alors parlons vrai, pensez-vous que les conséquences en France vont être importantes pour l'économie et pas seulement pour les alcools ? Et à cette question, droite-doigte de Trump, l'Europe doit-elle riposter ? Bizarrement, vous dites non à 56%.
- Alors, quand on vous frappe la joue droite, vous tendez la joue gauche ? Ou vous voulez faire oeil pour oeil, dent pour dent ? Venez nous le dire au 0826 300 300.
- Frédéric Guéguen est avec nous, viticulteur, vice-président de la Fédération de Défense de l'Appellation Chablis et Frédéric Rouanet, président du Syndicat des Vignerons de l'Aude.
- Merci.
- Merci d'avoir accepté notre invitation, chers messieurs.
- D'abord, on va exceptionnellement les faire peut-être réagir, qu'ils puissent y commenter.
- Frédéric Guéguen, 20%, l'impact, même si on le disait tout à l'heure, c'est un moindre mal par rapport aux 200 qui étaient annoncés, mais 20%, ça va quand même faire reculer le marché.
- Pour les producteurs de Chablis notamment, qui sont des vins plutôt haut de gamme quand même.
- Oui, effectivement, nous sommes dans une moyenne gamme.
- On touche justement la clientèle.
- On touche la clientèle des consommateurs moyens.
- Et l'inflation que cela va provoquer, justement, va toucher la classe moyenne américaine, qui sont plutôt les consommateurs des vins de Chablis.
- On serait sur les grands vins de Bourgogne, les grands Bordeaux, qui se vendent très cher, qui touchent une classe déjà aisée.
- J'ai envie de dire 20% de taxes supplémentaires ne va pas...
- Non, ça ne va pas changer grand-chose.
- Voilà.
- Nous, effectivement, on risque d'avoir un impact, parce que nos importateurs vont certainement répercuter une partie de la hausse vers les consommateurs, et on peut s'attendre à une baisse.
- Au moins, il y a 4 ans, lorsqu'il y avait déjà eu une taxe de la part de Donald Trump, nous n'avions pas ressenti vraiment de baisse sur le marché américain.
- Donc, j'ai envie de rester, comment dire, optimiste.
- On met le cap au sud, direction l'Aude.
- Frédéric Rouanet, vous êtes président du syndicat des vignerons de l'Aude.
- Vous avez la même approche, vous, vous qui êtes peut-être plus concurrencés par les vins du Nouveau Monde, comme, je ne sais pas, le Chili, l'Argentine, l'Afrique du Sud, l'Australie, qui sont peut-être moins taxés que l'Europe par Trump ? Bien, nous, on sait très bien l'impact que ça va avoir, puisque nous l'avons vécu au premier mandat de Trump.
- Donc, oui, ça va vraiment avoir un impact.
- Ça a eu lieu il y a 7 ans en arrière, maintenant, je crois, ou 6 ans.
- Et malheureusement, ça avait fait baisser les ventes, parce qu'une hausse de prix d'un produit amène toujours à une perte de volume.
- D'accord.
- De volume de vente.
- Voilà.
- Philippe Bigère.
- On a l'impression, c'est un sujet, d'abord, d'un immense monopoli mondial, ou d'un jeu de massacre et de surenchère, et pourtant, c'est extrêmement grave, même si je ne suis pas le plus compétent pour parler de cela.
- Mais vous étonniez, Philippe, tout à l'heure, de la faible majorité qui avait l'air de ne pas souhaiter des rétorsions.
- Peut-être est-elle très attentive au fait que des analyses en France ont été faites parfois par des experts qui disaient qu'il fallait faire attention de ne pas tomber dans une rétorsion trop dure parce que l'Europe et la France s'y perdraient.
- Je mets un point d'interrogation au bout de cette phrase.
- Éric Revelle.
- Je pense que c'est une réponse de bon sens, en réalité,...
Transcription générée par IA