Retranscription des premières minutes du podcast :
- Alexis Poulin, sans réserve, l'édito.
- Ah, plutôt qu'un édito, c'est un coup de gueule, ou plutôt un triste constat sur la France et les attaques au couteau.
- Vous savez, on a l'impression qu'on s'habitue à toutes ces choses alors qu'on ne devrait pas.
- Prenons la liste simplement de ce début d'année.
- Vendredi 10 janvier, c'est un jeune de 14 ans qui est mort poignardé par un hôte de 16 ans à Évreux.
- Le 25 janvier, c'était Elias qui était massacré à coups de machette dans le 14e à Paris.
- Le 3 février, vers 20h15, c'était un homme âgé de 27 ans, plusieurs coups de couteau à Livry-Gargan.
- 21 février, 19 ans, grièvement blessé, ça c'était le 13e arrondissement de Paris.
- Le 22 février, une attaque au couteau qui fait un mort et deux blessés à Mulhouse.
- Cette fois-ci, c'était un attentat terroriste par un individu.
- Algérien sous OQTF, on a quasiment déjà oublié.
- Le lundi 24 février, un élève qui poignarde au cou un lycéen de 17 ans, ça c'est à Sorgues.
- Le mercredi 26 février, c'est un policier qui a tué d'une balle un homme qui était armé de couteau, qui était menaçant.
- Et puis, aujourd'hui, on apprend qu'un jeune homme de 17 ans a été tué ce mercredi soir à l'arme blanche à Tours, au niveau du thorax.
- Évidemment, les coups ont été portés.
- Alors, vous vous rendez compte, c'est quotidien, les attaques au couteau, quotidien, quasiment.
- On ne compte pas, évidemment, les attentats.
- En ce moment, il y avait le procès du terroriste de la Basilique de Nice qui avait tué trois personnes le 29 octobre 2020, qui a pris perpétuité incompressible.
- Si on regarde les chiffres, ils donnent le tournis.
- En 2024, on comptabilise 10 397 attaques au couteau et 130 attaques dans les collèges et lycées.
- De la seule région parisienne.
- C'est 28 par jour.
- Alors, évidemment, François Bayrou s'en est ému en disant qu'il faudrait peut-être faire quelque chose et contrôler ces jeunes armés de couteau.
- Le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, a dit qu'il y avait un réel problème également.
- Plus qu'un problème, certains voudraient rester dans le déni et parler de sentiments d'insécurité.
- Quand on voit cette liste qui fait froid dans le dos, on peut se demander si la société n'est pas en train de tomber dans l'ultra-violence par la simple utilisation de l'arme blanche pour régler un différent, entre jeunes particulièrement.
- Donc j'espère qu'effectivement, les politiques vont s'emparer du dossier.
- Et pas seulement en empêchant les uns et les autres de porter leur opinel dans la poche pour aller pique-niquer.
- Parce que ce sujet de la violence, de la violence quotidienne, c'est un vrai sujet.
- Et ça va bien au-delà des attaques au couteau.
- .
Transcription générée par IA