Retranscription des premières minutes du podcast :
- Bonjour Françoise, je change totalement de sujet après l'immigration, après les rapports avec l'Algérie, parlons de C8, la chaîne NRJ12 aussi va fermer demain, les deux chaînes vont fermer demain, fermer la diffusion sur la TNT parce qu'elles pourraient très bien être diffusées par ailleurs ces deux chaînes, elles ne sont pas interdites, elles sont interdites de diffusion sur la TNT, ce n'est pas tout à fait pareil déjà, depuis des jours les réactions politiques se multiplient et la chaîne devient un enjeu politique Françoise de Gaulle.
- Oui alors à droite et à l'extrême droite, il faut lire le message posté hier par Marine Le Pen, elle n'y va pas avec le dos de la cuillère, elle accuse l'extrême gauche et le pouvoir, l'extrême gauche et le pouvoir, je la cite, d'avoir fomenté cette fermeture, une décision dite à elle partiale et inique.
- Alors derrière l'indignation de Marine Le Pen, il y a bien sûr une stratégie et un nouveau credo de la droite radicale, elle est de l'extrême droite, notre liberté d'expression est menacée par les gauchistes et les pouvoirs en place.
- Pourquoi je dis ça ? Parce que Gide Evans, le vice-président américain à Munich, lors de son discours n'a pas dit autre chose, faisant la morale à cette Europe qui baillonnerait le peuple.
- Lui, je le rappelle, dont l'administration vient de bannir tous les livres évoquant la diversité dans les 160 établissements scolaires des enfants de militaires, comme sont désormais interdits les mots genre, transgenre, LGBT dans les rapports des chercheurs du Centre National.
- En gros, la liberté d'expression, Jean-Jacques, c'est la liberté de penser ce que je pense.
- Et c'est d'ailleurs assez intéressant de voir qu'en Italie, Giorgia Meloni, l'Italie qui a été gérée pendant 20 ans par Berlusconi, grande fan de Vance, attaque désormais en diffamation les journalistes qui critiquent le gouvernement, dont certains sont même placés sur écoute et menacés par la mafia.
- Liberté d'expression, on vous le disait.
- Oui, liberté d'une seule expression.
- La Maison Blanche, à propos de Vance, qui nous donne des leçons, j'aimerais quand même préciser que la Maison Blanche a décidé de choisir les journalistes autorisés à participer au briefing quotidien des activités du Président.
- Jusque-là, c'est l'association des correspondants de la Maison Blanche qui déterminait qui participait à ces briefings.
- Donc ça, c'est la liberté d'expression à l'américaine, à la Vance.
- Mais la liberté d'expression est-elle vraiment menacée en France ? Pas ici, dans tous les cas, je vous le dis.
- Vous allez comprendre pourquoi.
- Ça fait 15 ans que j'entends le discours.
- On ne peut plus rien dire, vous savez, dans ce pays.
- Et puis ça fait 15 ans, depuis l'avènement, en fait, des chaînes info, vous connaissez ça par cœur, qu'on dit tout et parfois n'importe quoi.
- La liberté d'expression s'arrête là où commence le judiciaire, c'est-à-dire le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, la délation, la déformation.
- La loi.
- Pour le reste, c'est quand même open bar.
- Le problème, ça n'est pas la liberté d'expression, c'est...
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