Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Vous êtes avec nous et vous réagissez à l'actualité. Samir, par exemple. Bonjour, Samir.
- Bonjour, Jean-Jacques. Vous êtes à Vénissieux, mon cher Samir.
- D'abord, bonjour, Samir. Ça me fait plaisir de vous avoir. Je vous le dis.
- Merci. C'est gentil. Bon. Vous êtes chauffeur de taxi dans l'agglomération lyonnaise.
- On le sait. Je vous connais depuis longtemps. Le projet ZFE a du plomb dans l'aile.
- Heureusement qu'il s'est remis en cause. C'est une injustice pour les gens modestes, les gens... Vous vous rendez compte ? Il y a plein de gens qui pourront plus se déplacer, aller travailler, aller... J'espère qu'elle sera abrogée, cette loi, parce que franchement, c'est...
- C'est bien parti, me semble-t-il. C'est bien parti, parce que j'ai l'impression qu'il y a un accord transpartisan autour de ce texte.
- J'espère, parce que... Oui.
- Je sais pas comment ils prennent leurs décisions, comment ils font, mais j'ai l'impression qu'on met les gens de côté sans leur demander leur avis, sans prendre en considération les problèmes de certains et d'autres. Acheter une nouvelle voiture électrique, ça coûte cher.
- Même pour un chauffeur taxi, je vous le dis, moi, Jean-Jacques. L'achat d'une voiture électrique, c'est...
- Vous avez envisagé, Samir, vous ? Franchement, quand on pèse le pour et le contre, pas trop, quand même.
- Pas trop, ouais.
- C'est pas encore trop sain. C'est pas encore au point. Il y a beaucoup de problèmes, il y a beaucoup de pannes, il y a beaucoup de contraintes, il y a beaucoup de... C'est pas encore sain.
- Bon. Bon. Bah merci, Samir. Salut, mon cher Samir. Au revoir.
- À bientôt. Éric est à Metz. Bonjour, Éric. Bonjour. Bonjour, M. Bourdin.
- Bonjour. Qu'est-ce que vous vouliez dire, Éric, ce matin ? C'était pas pour parler des ZFE. Bien sûr, je suis contre. Mais c'était plutôt pour parler de M. Macron, qui vient encore de faire un chèque de 2 milliards d'euros.
- Non, c'est pas un chèque, Éric. Moi, j'essaie d'être logique. C'est du matériel militaire un peu... Parfois pas obsolète, mais du matériel militaire un peu ancien qui est envoyé en Ukraine. C'est pas tout à fait pareil. C'est pas pareil. Vous avez raison. Mais enfin, en tout cas, ce matériel, il a bien fallu le construire, le payer.
- Ah oui. Et donc ça coûte forcément de l'argent pour nous contribuer à... Et moi, j'aimerais bien savoir à combien de milliards on en est, parce que ça fait quand même 3 ans que ça dure.
- Et vous avez vu la dette que nous avons. C'est abyssal. Tous les jours, ça se creuse. C'est 3 500 milliards maintenant. Macron est responsable quand même d'un tiers en 8 ans.
- Et je vois bien que ça s'arrête un jour. Donc essayons plutôt de s'orienter vers la paix plutôt que de fournir des armes à des traînes, parce qu'au moment où on n'en sortira jamais...
- Imaginez la conséquence pour nos générations futures. M. Macron, j'ai le sentiment qu'il s'en fout, les Français. Ce qu'il veut, lui, c'est briguer.
- Il veut briguer le poste de Van der Leyen dans quelques années, quand il sera plus président. Donc il nous met dans des situations vraiment très très compliquées pour nous, et puis nos enfants et nos descendants, tout simplement.
- Est-ce que vous ne pensez pas que pour garantir la paix... Parce qu'il faudra bien garantir la paix un jour ou l'autre. Si un jour, elle arrive, cette paix...
- Parce qu'attention, hein. Vous avez vu combien... Ça avance doucement. Et vous avez vu combien les Russes sont réticents.
- Oui. Mais attendez. Je sais pas s'ils sont réticents ou pas. Mais moi, ce que je vois, c'est qu'en 2 mois, on a fait beaucoup plus d'avancées qu'en 3 ans.
- Bien. Mais pour l'instant, il y a peu d'avancées. Il y a peu d'avancées. Et il va falloir garantir cette paix. Est-ce que l'Europe doit, sur le terrain, selon vous, garantir cette paix ? Il est normal que nous ayons une défense européenne. Ça, c'est sûr.
- Oui.
- Est-ce que vous croyez vraiment que Poutine a l'intention d'envahir l'Europe ? Je suis pas sûr. C'est ce qu'on essaye de faire croire aux gens. Mais Poutine...
-...
Transcription générée par IA