Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
- Dans la musique, vous avez fait l'école en débutant à l'heure où d'autres se contentent d'aller en classe.
- Depuis plus de 40 ans, la musique gitane vous permet de faire régulièrement des tabacs qui ne sont absolument pas nocifs pour la santé.
- Bien au contraire, il n'y a qu'à vous écouter et à vous regarder pour en avoir la confirmation.
- Bonjour Sébastien Elchâteau.
- Bonjour et merci.
- La façon de vous présenter, ça résume votre carrière.
- Carrière qu'on va évoquer dans les clés d'une vie à l'occasion de la sortie de ce nouvel album qu'on va évoquer tout à l'heure, c'est le principe des clés d'une vie.
- Donc, des dates importantes dans votre vie.
- Une, c'est importante.
- Alors là, sur Internet, vous citez une date qui n'est pas la bonne.
- Vous citez le mois de février.
- C'est le 29 janvier 1987 que vous arrivez à la télévision dans cette émission.
- La classe.
- La classe qui a marqué votre carrière.
- Oui.
- Et dans cette première émission, vous chantez « Non, je n'ai pas changé à votre façon ».
- Oui, un peu à la Iglesias.
- Exactement.
- Et à l'époque que vous arrivez, personne ne croit en cette émission.
- Personne.
- Mais vraiment personne.
- Et il n'y a que Guy Dux qui croit.
- Il n'y a que Guy.
- Et moi, le rencontre s'est fait parce que je me suis retrouvé un soir chez mon producteur, Gérard Tempesti.
- Il était là avec beaucoup de gens du métier.
- J'ai pris la guitare, j'ai chanté.
- Ça s'est passé, mais simplement.
- Et il me disait « Tu connais des chansons de Trenet ? » « Oui. » « Tu connais des chansons d'Asnaf ? » « Oui. » « Tu connais des chansons de Beko ? » Et à chaque fois, je faisais une chanson.
- Et il me dit « J'ai une idée, je vais faire une émission qui s'appelle La classe, tu vas venir chanter. » Trois mois après, il m'a appelé en me disant « Ça y est, demain à la pleine Seine-Denis, j'ai démarré. » Voilà, c'est comme ça.
- En fait, il avait fait une maquette avant les vacances qu'il présentait lui-même.
- Bon, c'était un peu fouillis parce qu'avec Guélux, j'étais même dans cette maquette.
- Et parce que Guélux, il inventait des jeux, mais il était incapable de les expliquer ensuite à l'écran.
- Exactement.
- Ce qui traumatisait ses présentatrices.
- Et donc, trois mois après, il vous appelle et vous êtes dans cette classe.
- Oui, il m'appelle trois mois après me disant « Demain, il faut que tu sois à la pleine Seine-Denis, voilà, tu démarres. » Mais après, quand je suis arrivé dans la classe, on m'a regardé un peu de travers parce que c'était une émission où c'était des humoristes.
- Oui.
- Je ne connaissais personne, on ne se connaissait pas.
- Et les gens, ils se demandaient « Mais qu'est-ce qu'il vient faire lui avec une guitare chantée ? » Bien sûr.
- Et c'était l'idée de Guy.
- Et c'est vrai, comment vous connaissez toutes ces chansons ? Depuis que je suis petit, j'écoute beaucoup la variété française et je suis un friand de la chanson française et j'adore les chanteurs français en fait.
- Moi, je suis fou de ça.
- Donc, vous arrivez pour deux mois au départ.
- Un mois.
- Parce que Sabine Mignot, à l'époque, qui était la présidente.
- Elle dit, comme on fait Guy avec Sébastien, elle dit « Écoute, on va le faire chanter pendant un mois, tous les soirs.
- Et si ça passe, il reste. Sinon, il partira. » Et ça a duré cinq ans.
- Cinq ans. Au bout d'un mois, je recevais des lettres des admiratrices.
- Et en plus, on vous reconnaissait dans la rue.
- Ça n'a pas arrêté.
- Mais c'était dur, ce rythme quotidien.
- C'était autre que dur.
- Parce qu'en plus que je faisais la classe, on tournait huit émissions par semaine, le jeudi et le vendredi.
- Et il fallait que je parte faire des galas.
- Je partais, je partais, je faisais toute la France.
- Alors, il se trouve qu'en plus, vous arriviez avec un vivier d'inconnus qui sont devenus célèbres.
-...
Transcription générée par IA