Retranscription des premières minutes :
- Bonjour, Pascal Brice. Bonjour.
- Merci d'être avec nous. Vous êtes président de la Fédération des acteurs de la solidarité.
- Alors, le ministère du Travail planche sur un barème de sanctions pour les bénéficiaires du RSA en cas de manquement, qui pourrait se traduire par une suspension de l'allocation de 30 à 100 % de 1 à 4 mois.
- Honnêtement, on a suivi un peu cette histoire de barème. C'est assez compliqué à comprendre.
- Quand on parle de manquement, de quoi s'agit-il, en fait, pour le ministère du Travail ? D'abord, rappelons qu'il s'agit de personnes qui survivent avec 640 €. J'ai un peu envie de vous dire que dans la période dans laquelle on a et tout ce qui nous tient dessus dans ce pays, on a peut-être autre chose à faire.
- Et le gouvernement a peut-être autre chose à faire que de se préoccuper d'aller chercher des gens à 640 €.
- Bon. Mais là, en fait, c'est une application de la loi qui a été prise récemment et donc qui vise à ce que...
- Vous vous souvenez que les bénéficiaires du RSA, maintenant, doivent faire...
- 15 heures. 15 heures d'activité. Doivent être... Mais ça, la loi le prévoyait depuis longtemps.
- Mais c'était pas mis en œuvre. Être accompagnés vers le travail. Et donc pour cela, il y a un contrat d'engagement avec France Travail.
- 15 heures d'activité dans la recherche d'emploi, dans l'insertion. C'est ça ? Dans la recherche d'emploi, dans l'insertion. C'est-à-dire tout ce qui va vous permettre d'aller vers la société, vers le travail.
- Parce qu'on parle... De qui nous parlons ? Moi, je les vois un peu partout dans nos associations, ces hommes et ces femmes.
- Ce sont des gens qui sont cabossés par la vie, qui...
- Ont des difficultés d'accès au travail parce qu'il y a des problèmes de santé, parce qu'il y a eu des ruptures familiales, des problèmes de santé mentale.
- On sait que c'est très lourd dans la période, dans la population. Bon. Et donc là, l'idée, c'est qu'un contrat d'engagement est signé avec France Travail.
- Et si vous ne le signez pas ou si vous ne le respectez pas, eh bien le ministère, le gouvernement prévoit des sanctions qui sont en fait une remise en cause temporaire euh...
- où...
- définitive de toute ou partie du RSA.
- Cette sanction, c'est baptisé suspension, mot remobilisation, hein, pour le ministère du Travail.
- Autrement dit, si on comprend bien, il faudrait empêcher pour la sanction, par la sanction, pour que ces personnes-là se remobilisent.
- Oui, les termes sont très... Moi, j'aime pas trop. Il y a un côté pas très infantilisant, comme si on avait affaire à des enfants qui feraient pas bien des choses.
- Vous savez...
- C'est un principe qui sous-tend tout ça, dans cette nouvelle loi et dans ce nouveau RSA, là.
- C'est-à-dire l'idée que, ben voilà, la société, les impôts, des uns et des autres, des gens qui travaillent, accompagnent celles et ceux qui sont à la difficulté vers l'emploi.
- Et qu'en contrepartie, ces personnes ont des démarches vers la société, vers l'emploi.
- Moi, j'adhère à cette démarche-là.
- Tu sais, en ce moment, dans la pailleuse, il y a des tas de gens qui bossent et qui n'y arrivent pas.
- L'idée qu'il y en ait qui touchent des aides publiques sans véritablement faire des efforts, franchement, c'est pas tenable, ça.
- Donc, sur le principe, moi, j'ai pas de difficultés.
- Le problème, c'est quand, d'une part, on a l'impression qu'on fait beaucoup ça pour dire, ben voilà, ce pays a des difficultés, les gens ont des difficultés.
- C'est à cause de ceux qui bossent pas.
- Donc, je veux dire, ça...
- Stigmatisation.
- Voilà.
- On devrait peut-être regarder ailleurs l'origine des difficultés du pays, qui sont de différents ordres.
- Et puis, surtout, c'est une question de mise en œuvre.
- Si vous mettez en place ces sanctions...
- À date...
- Quand vous êtes dans une capacité de la part de Français...
- À France Travail, à être au plus près de la situation de chaque homme et de chaque femme, dont je sais moins, parce que je les rencontre un peu partout, qu'à chaque fois, la situation est différente.
- Vous en avez qui vont pouvoir assez...
Transcription générée par IA