Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Jean-François Aquilie, vous êtes donc avec nous. Nous revenons sur ce qu'a dit Bruno Retailleau hier.
- Bruno Retailleau, notre invité hier matin, a répété, a dit surtout qu'il était favorable à une loi interdisant le port du voile dans les compétitions sportives.
- Est-ce que si une telle loi est votée un jour, elle sera suffisante ? En tous les cas, Jean-Jacques, elle sera nécessaire, surtout après la cacophonie gouvernementale.
- Marie Barzac, la ministre des Sports, le port du voile, ce n'est pas de l'antrisme, dit-elle.
- Gérald Darmanin qui menace de claquer la porte.
- La réunion mardi chez François Bayrou, qui paraît-il a été houleuse.
- Le Premier ministre qui a tranché en faveur de cette proposition de loi LR, adoptée au Sénat qui vise à interdire le port de signes religieux dans les compétitions sportives.
- Le Premier ministre...
- Le Premier ministre, il devait éteindre cette polémique et ça a commencé à faire désordre, clarifier la position du gouvernement.
- Il en va des millions de Français qui envoient leurs enfants pratiquer un sport.
- Bruno Retailleau hier a voulu désigner la menace avec précision.
- Avec des mots clairs.
- Vous savez, on tourne toujours autour du pot, on parle des religions, des signes, etc.
- Alors Bruno Retailleau, chez vous, à votre micro, a dit « Nous faisons face aujourd'hui à une nouvelle démonstration de force de l'antrisme des frères musulmans en France ».
- Voilà, c'est clair.
- Il a désigné l'adversaire, il a désigné tout ce qui tourne au fond, tout ce qui fait le fond de cette polémique.
- Il en veut pour preuve, dit-il, un rapport alarmant qui compte déclassifier.
- Oui, il nous disait ça hier matin.
- On va dévoiler un rapport alarmant qui compte déclassifier.
- Écoutez, renseignements pris auprès des services de l'État concernés, j'ai posé la question hier.
- De quoi parlons-nous, clairement ? Alors, il est question de, quand on parle de radicalisation dans le sport, il est question du port du voile chez les dames, les féminines, des horaires aménagés pour les compétitions pendant le ramadan, de l'évitement systématique de la mixité, ça devient gênant, et de la prière effectuée sur les tapis dans les vestiaires.
- Autre citation de cette personne qui s'occupe de ces questions-là, qui me dit « et plus un mec à poil dans les douches », dit-il.
- C'est nouveau, il évoque un grand nombre de sports impactés, le football, le basket, la boxe, le MMA et d'autres encore.
- C'est une réalité aujourd'hui.
- Bien, mais cette loi, si elle est votée, si elle a été préparée au Sénat, si elle est votée par l'Assemblée, va-t-elle régler le problème ? Pas sûr.
- Une jeune fille qui s'entraîne toute l'année avec son hijab ne disputerait donc aucune compétition.
- Où est donc la logique ? Si vous l'interdisez pour la compétition, faut-il le voile l'autoriser à l'entraînement ? C'est une vraie question.
- Le voile est par nature prosélite.
- Voilà, c'est comme ça.
- Un très grand nombre de femmes le portent par contrainte familiale.
- Un nombre croissant de jeunes filles, enfants, désormais à l'envers.
- Un étendard.
- Je vous rappelle les femmes qui meurent en Afghanistan, en Iran.
- L'entrisme des frères musulmans se nourrit d'un aveuglement idéologique, d'un discours victimaire très en vogue, notamment à gauche.
- Il se nourrit du clientélisme politique, tous azimuts.
- Pas seulement à gauche d'ailleurs, mais quand même.
- Jean-Luc Mélenchon qui dénonce une surenchère raciste avec cette histoire.
- La France insoumise, je vous rappelle, vise les suffrages de l'électorat des quartiers.
- Il se nourrit enfin de la peur supposée des troubles à l'ordre public.
- Erreur d'appel.
- Les musulmans, c'est 10% de la population française, ne constituent, il faut le dire, en aucune façon une communauté uniforme et monolithique.
- Mais il n'y a pas de relativisme possible, Jean-Jacques, face à ce phénomène.
- Le frérisme galopant, aussi agressif et radical.
- Il est temps de légiférer dans la clarté, de se réveiller, d'élever les consciences.
- Bien, Jordan Bardella va même plus loin, puisque lui répète qu'il veut interdire le voile dans l'espace public, c'est-à-dire dans la rue.
- Bon, Françoise de Gouin.
- Oui, écoutez, c'est encore une fois, tout le monde grimpe à l'échelle des perroquets, je le redis à chaque fois, mais...
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