Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Il est 8h13, Guy Carlier est de retour avec nous et c'est un plaisir.
- Bonjour Guy.
- Partager.
- Oui, non mais c'est vrai, Arlette Chabot est là.
- Tant mieux, tant mieux, tant mieux.
- Comme tous les vendredis.
- Bonjour Jean-Jacques.
- On avait hâte d'écouter vos réflexions sur l'actualité, Guy.
- C'est vrai que l'actualité est riche cette semaine.
- Le monde a été suspendu à un appel téléphonique entre Trump et Poutine.
- Israël a repris ses bombardements sur Gaza.
- Je n'aurai pas l'indécence de vous donner mon avis.
- Tout le monde se fout sur Gaza et sur ce conflit.
- Je remarque simplement que ce pilonnage israélien sur Gaza est efficace sur les civils qu'on voit sur les chaînes d'info en rayon, priant pour que ça cesse, etc.
- Mais il ne semble pas.
- Il ne semble pas affecter les terroristes du Hamas qui paradent à chaque remise d'otages dans des pick-up trucks dernier modèle au chrome scintillant avec toutes les options.
- Ils ont même demandé au concessionnaire Toyota de Gaza, tiens, installez-moi CarPlay pour écouter le top 50 Algezira.
- Sur le plan alimentaire, c'est pareil.
- Les gars du Hamas ne semblent pas davantage affectés.
- Ils sont gras comme des moines.
- Ils n'ont pas de problème de teinturerie non plus puisqu'ils portent des treillis impeccables qui sortent du pressing avec les plis bien repassés.
- Bon, quand j'ai vu que j'en étais à la teinturerie, ce problème de teinturerie du Hamas, je me suis dit, c'est pas le bon sujet.
- Les retraites non plus.
- Je devine que vous êtes comme moi, vous êtes lassés de voir qu'entre le gouvernement et les opposants à la réforme, c'est à qui jouera au plus con.
- Les opposants veulent discuter avec le gouvernement de la réforme.
- Et Bayrou, qui n'a pas une seconde envisagée de revenir à 62 ans, leur dit, oui, OK, on va discuter, venez, on va faire un conclave pour discuter de tout ça.
- C'est le mot conclave qui leur a plu.
- Ça sonne bien.
- C'est le nouveau mot.
- Au début, ils avaient envisagé d'appeler ça le Grenelle des retraites.
- C'est tout juste, les gars ont dit, oh non, Grenelle, on n'y va pas.
- Mais conclave, ça fait bien, ça fait un côté solennel.
- Les représentants syndicaux mettent une cravate.
- Bref, ça fait que, pas terrible non plus comme thème de chronique, je faisais défiler tous ces thèmes devant une menthe à l'eau hier en terrasse en me disant, rien de nouveau sous le soleil.
- Et c'est là que j'ai eu cette illumination.
- Si je puis dire, mais si, il y a quelque chose de nouveau sous le soleil.
- Il y a le soleil.
- Car hier, sur cette terrasse, le soleil qui rayonnait sur un ciel bleu d'azur nous offrait un de ces moments rares, fragiles, sublimes, quand on oublie les problèmes du monde jusqu'à ce qu'il ne reste dans nos têtes qu'une chanson des Beatles qui chante l'arrivée du soleil.
- Alors, je suis sorti mes lunettes, j'ai payé 6,40 euros un café à moitié froid, mais ça fait rien, je me sentais vivant, heureux de l'être comme l'était à côté de moi cette maman avec sa fille d'une douzaine d'années qui fermait les yeux pour mieux savourer le soleil et pour savourer ce chocolat qui créait entre elles une complicité accentuée par le fait que la petite avait manqué l'école, visiblement, pour se faire enlever ses bagues dentaires.
- C'était comme si elle sortait de l'enfance sous ce soleil éclatant, ces bagues qu'on lui enlevait.
- Alors, elle parlait de l'avenir, du printemps, de ses poneys, de Aya Nakamura, et elle était heureuse, tout simplement.
- Mais j'avais toujours pas de thème de chronique.
- J'allais quand même pas faire une chronique sur les bagues, les poneys, les chansons.
- D'Aya Nakamura, d'une enfant de 13 ans.
- Alors, je suis allé voir ce qui animait les débats du moment sur le net, et là, j'ai vu.
- J'ai vu que le top tendance politique du jour, autrement dit, le sujet politique numéro un en France, c'était Giulia Sarkozy, fille de Nicolas, Carla Bruni.
- Elle aussi, il y a 13 ans, tiens.
- Elle était en tête des tendances politiques par la grâce d'une vidéo...
Transcription générée par IA