Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Elisabeth Lévy est avec nous, bonjour Elisabeth.
- Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous.
- Emmanuel Macron dénonce le poison, il a employé le mot, de l'antisémitisme.
- Oui, il a un peu raison, un week-end ordinaire en France, voilà ce que ça donne.
- Samedi, Harry Engelberg, le rabbin d'Orléans, revenait de la synagogue avec son fils de 9 ans.
- Il a été agressé, frappé, mordu par un individu qui hurlait « Tous les juifs sont des fils d'eux » et proférait des insultes en arabe.
- Au même moment, il y avait quelques milliers, c'est vrai il n'était pas beaucoup, quelques milliers de gauchistes qui défilaient contre le racisme.
- Manifestation à laquelle il avait été appelé avec une affiche proprement nazie.
- Donc je ne reviens pas sur cette affaire.
- Et dans le défilé, quand un courageux ou un inconscient brandit la photo de Kfir Biba, ce bébé assassiné par le Hamas avant son premier anniversaire, Mathilde Panot regarde ailleurs et quant à Daniel Obono, elle lui dit « Allez donc le dire à Netanyahou, bien sûr, un bébé assassiné parce qu'il est juif, ça n'intéresse pas les antiracistes, leur seule cible coupable de tous les maux, c'est Israël, État qu'ils accusent d'être génocidaire, ils se moquent bien du 7 octobre qui a, je le rappelle, déclenché tout ça, ils se moquent bien des massacres quand ils sont commis par Assad ou d'autres, et donc il n'y a qu'Israël qui les intéresse.
- Et par association, les juifs sont les nouveaux nazis.
- Donc si les juifs sont nazis, l'antisémitisme est un devoir.
- Alors vous savez, Jean-Jacques, je reviens d'Israël d'habitude, quand mes amis et ma famille s'inquiètent pour moi là-bas, je rigole, parce que quand même, on n'a pas le Hamas au sud et le Hezbollah au nord, et c'est vrai.
- Mais il y a tout de même un antisémitisme d'atmosphère décomplexé, qui est présent à l'école, comme l'a rappelé Jean-François, et qui est présent à l'Assemblée, parce que la haine des juifs, c'est en réalité, le trait d'union entre l'islamo et le gauchisme.
- L'islamo-gauchisme est cimenté, c'est-à-dire, l'alliance, enfin bref, c'est écrit dedans, est cimenté par cela.
- Alors Emmanuel Macron, qui n'a pas défilé en novembre 23, pour ne pas froisser les quartiers, dit, nous ne cèderons pas.
- Mais la réalité, Jean-Jacques, c'est que nous avons déjà cédé.
- La plupart des Français sont révulsés.
- Oui, vous avez raison, mais il faut d'ailleurs saluer la Tribune du Monde, qui est signée par Gabriel Atatürk.
- David Lislard, Elisabeth Badinter, François Hollande, Aurore Berger, Anne Hidalgo et bien d'autres.
- On est quand même, Jérôme Guelge aussi.
- Et Prisca Thévenot, d'ailleurs.
- Oui, Prisca Thévenot.
- Il y a vraiment beaucoup de signataires, beaucoup de signataires de haut niveau, je dirais.
- Et que dit cette tribune ? Elle dit que l'antisionisme, la haine d'Israël, est le paravent de l'antisémitisme.
- Il cite Jean Kélévitch qui disait, « L'antisionisme, c'est une incroyable aubaine, car il nous donne la permission d'être antisémite au nom de la démocratie, j'ajouterai aujourd'hui, au nom de l'antiracisme. » Alors, bien sûr, cette prise de conscience est salutaire, venant de personnalités dont beaucoup sont à gauche.
- Elle serait évidemment encore plus convaincante si plusieurs signataires n'appartenaient pas à un parti qui a pactisé avec ce qu'Elisabeth Badinter appelle désormais, sans prendre de gants, un parti antisémite.
- Il s'agit de LFI, vous l'avez compris.
- Bon, admettons.
- Que tous ces gens ne recommenceront pas, qu'ils ne s'allieront plus, ou espérons-le.
- Moi, j'ai une autre raison d'espérer, c'est qu'Henri Engelberg s'est défendu, s'il le disait, racontait ça dans son témoignage.
- Après, il a dit à son fils, « Papa ne s'est pas laissé faire. » Et oui, parfois, il faut combattre l'antisémitisme à coup de poing plutôt que de proclamation.
- Et je voudrais finir par dire à tous ces Français, à tous mes compatriotes, qui, comme le dit un personnage de Houellebecq, n'ont pas d'Israël, n'ont pas de patrie de rechange même.
- Logique, au cas où les choses tourneraient mal ici.
- Et aussi à tous ceux qui pensent que ces histoires ne les concernent pas.
- Aujourd'hui, c'est les Juifs.
- Demain, ce sera eux, parce qu'ils sont trop blancs ou trop assimilés, trop...
Transcription générée par IA