Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Guy Carlier est avec nous comme tous les vendredis et c'est un immense plaisir, bonjour Guy.
- Bonjour Jean-Jacques, bonjour Arlette, bonjour à tous.
- Bon, je dois reconnaître mon cher Guy que ces derniers temps, l'actualité ne vous facilite pas la tâche et plus particulièrement cette semaine où trouver plus particulièrement Saint-Pléonasme.
- Je ne veux pas le faire et particulièrement cette semaine où trouver dans l'actualité de quoi rire s'apparente simplement à une mission impossible.
- Eh oui, mission impossible quand l'actualité est dramatique, quand il n'est plus possible de plaisanter sur le moindre sujet sans passer pour un irresponsable, quand la diffusion d'une photo de votre chat sur les réseaux sociaux déclenche un lâchage médiatique, quand les humoristes des autres radios ne parviennent pas non plus à faire rire les auditeurs, même avec leurs petits trucs, par exemple quand Charline Vanhoenacker ne parvient plus à faire marrer avec le Rassemblement National ou quand Laurent Gérard...
- n'arrache pas le moindre sourire avec une imitation de Léon Zitrone ou Valéry Giscard d'Estaing, quand même Guillaume Maurice ne trouve rien de drôle à dire sur le prépuce de Jean-Luc Mélenchon, autrement dit quand tout semble perdu, on fait appel à moi ou à quelqu'un dans mon genre.
- Je vais vous révéler mon truc.
- Avec l'expérience, j'ai développé une technique imparable pour faire rire les semaines où l'actualité est plombante.
- Je vous donne mon truc.
- Je plaisante et je chambre l'invité de 8h30.
- Ah bon ? Parce que, ben oui, ça marche toujours.
- C'est souvent un chanteur, un comédien en promo, un type qui a envie de venir là pour se décontracter.
- On est vendredi, le gars il vend ses places pour son concert, il va jouer le jeu du mec sympa, on rigole, on se détend.
- Voilà, il a envie de s'amuser.
- Pour vous donner un exemple, je vous jure que c'est vrai, un vendredi matin à France Inter, j'ai réussi à jouer à Je te tiens, tu me tiens par la barbichette avec Marek.
- Elle dit...
- Il le terre.
- Ça, il faut le faire quand même.
- Il faut le faire.
- Donc, j'ai même dansé le slow avec Boutros Boutros Gali qui était secrétaire général de l'ONU.
- Oui, d'accord.
- Ça peut être n'importe où.
- Voyons voir qui est l'invité ce matin.
- Oui.
- Chez moi, là ? Oui.
- Chez M. Cédine Affise ? Ah oui, d'accord.
- Donc, c'est le recteur de la grande mosquée de Paris.
- Oui.
- Ah oui, comme à Waterloo, Napoléon attendait Grouchy.
- Il a vu arriver Blücher.
- J'espérais Danny Boone.
- J'ai vu arriver...
- C'est le recteur de la grande mosquée de Paris.
- Vous avouerez que je n'ai pas de peau.
- Je n'ai jamais gagné au tiercé.
- Ça va être compliqué de lui proposer de tirer sur sa barbichette.
- Il n'en a pas.
- Il n'en a pas en plus.
- Il n'en a pas en plus, oui.
- Et puis, danser le slow.
- Enfin, bon, bref.
- Donc, on va oublier le recteur.
- Je vais plutôt vous raconter une histoire.
- Allez.
- C'était un jour où il faisait beau sur Paris, une matinée de printemps ensoleillée comme aujourd'hui.
- C'est vendredi, tiens, où on roule doucement.
- On songe en week-end délicieux qui s'annonce.
- Je longeais en voiture les jardins du Rannelag à Paris.
- Je ne sais pas si vous connaissez.
- C'est un très bel endroit.
- Il y a des nounous espagnols qui promènent les enfants, des femmes des beaux quartiers, des jeunes qui jouent au foot, des ados qui jouent au foot torse nu pour profiter du rayon de soleil.
- Et donc, je volais à la vie un de ces instants de bonheur quand soudain, j'ai vu devant le capot de ma voiture une poussette d'enfants qui s'engageaient dans un voyage.
- Dans un passage à piétons.
- Un passage protégé, oui.
- J'ai pilé, vraiment, je me suis mis debout sur le frein, j'ai réussi à piler juste à quelques centimètres de la poussette et j'ai engueulé cette femme, cette bonne Espagnole.
- J'ai été vraiment odieux, je lui ai dit des mots terribles.
- On a dû entendre mon putain de l'autre côté de la Seine.
- Je suis descendu comme un fou de la voiture et j'ai honte à le dire.
-...
Transcription générée par IA