Retranscription des premières minutes du podcast :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Merci d'être avec nous sur Antenne de Sud Radio, je suis heureux de recevoir Patrick Stefanini qui est en direct avec nous, représentant du ministre de l'Intérieur sur l'immigration. Patrick Stefanini, bonjour.
- Bonjour.
- Merci d'être avec nous. Alors avant de parler du renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine, je voudrais revenir sur les propos du Premier ministre hier qui menace de dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 « La France va demander à l'Algérie de réexaminer cet accord et la façon dont il est exécuté dans un délai de 4 à 6 semaines ».
- Est-ce qu'il faut demander vraiment à l'Algérie ? On ne peut pas dénoncer cet accord tout seul ? La France ne peut pas seule dénoncer cet accord ? Écoutez, la règle dans les relations entre États, c'est le respect d'un minimum de formes.
- Au cours des derniers mois et singulièrement des dernières semaines, l'Algérie n'a pas respecté l'accord qui la lie à la France en ce qui concerne la reprise des clandestins.
- C'est un accord qui date de 1994. C'est un accord sur la réadmission des clandestins.
- Et on a vu aussi bien à travers l'affaire des influenceurs qu'à travers le drame de Mulhouse que des ressortissants algériens frappés d'une mesure d'éloignement en France et qui étaient parfaitement identifiés comme algériens.
- Nous n'avons pas obtenu des autorités algériennes la délivrance des laissés-passer consulaires indispensables à leur éloignement.
- Donc l'Algérie n'a pas respecté l'accord de 1994.
- Et hier, ce que le Premier ministre a décidé sur la proposition notamment de Bruno Rotaillot, c'est d'envoyer en quelque sorte un coup de semence, un ultimatum à l'Algérie en lui disant on vous laisse 4 à 6 semaines.
- Pendant ces 4 à 6 semaines, on va vous envoyer la liste de tous les ressortissants algériens qui sont actuellement frappés d'une OQTF et qui sont en France dans les centres de rétention administrative et on va vous demander de leur délivrer les documents nécessaires à leur retour en Algérie.
- Si vous ne le faites pas, nous en tirerons des conséquences.
- Et le Premier ministre a annoncé que par palier, nous serions amenés à réviser c'est-à-dire en fait à dénoncer l'ensemble des accords qui nous lient à l'Algérie.
- Il y a l'accord dont je viens de parler qui date de 1994.
- Il y a un autre accord qui exonère de visa les titulaires de passeport diplomatique.
- Et enfin, et surtout, il y a l'accord de 1968 qui régit en totalité le cadre juridique de l'immigration algérienne en France et dont vous le savez que beaucoup de responsables politiques considèrent à juste...
- qu'il est obsolète et qu'il faudrait au minimum le réviser et à défaut le dénoncer.
- Ça veut dire que, Patrick Stéphanie, la France peut unilatéralement dénoncer cet accord de 68 sans aucun problème.
- Elle pourrait, elle pourrait si l'Algérie se montre dilatoire.
- Ne répond pas à nos demandes. Elle le fera.
- Et là, c'est très concret.
- Vous voyez, nous avons actuellement...
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