Laurence Parisot future Premier ministre d’Emmanuel Macron ? C’est l’hypothèse pas si farfelue qui est relayée aujourd’hui par l’ensemble de la presse, alors que le journal Marianne assure que l’ancien présidente du Medef se serait dit "disponible" pour occuper ce poste si le candidat d’En Marche! accédait à l’Élysée. Des propos que la principale intéressée a fermement démenti ce matin au micro de Sud Radio. "Je n’ai pas du tout dit ça à Marianne. Je démens sans aucun doute. Tout ceci n’est pas très important mais soyons clair : je ne postule à aucun poste et certainement pas à celui de Premier ministre. Cette hypothèse est à mes yeux invraisemblable. Je suis étonnée que le journaliste que j’ai eu au téléphone maintienne ces propos. (…) Marianne m’a appelé – je n’ai pas sollicité d’entretien – me disant que l’entourage d’Emmanuel Macron listait des hypothèses de Premiers ministrables ? J’en faisais partie et j’en étais stupéfaite. Je trouve que cette affaire n’a aucune importance et n’est absolument pas la priorité. La priorité, c’est de battre Marine Le Pen au second tour et de faire comprendre à tous que cela serait un risque immense pour notre pays", a-t-elle déclaré.
"Je ne postule à aucun poste, certainement pas 1er ministre. Je n'ai pas dit ca" #macron@LaurenceParisot #GdMatinSudRadio pic.twitter.com/FFSINbOl3l
— Sud Radio (@sudradio) 28 avril 2017
Pour rappel, le député du Finistère Richard Ferrand, figurant dans le premier cercle des proches d'Emmanuel Macron, avait rapidement réagi à cette petite phrase de Laurence Parisot, évoquant sur Twitter une sortie "dérisoire, inconvenante et vaniteuse".
Nous menons campagne pour rassembler et servir la France, d'autres rêvent à leur carrière.Dérisoire,inconvenant et vaniteux. @enmarchefr https://t.co/qgAqF3r6LG
— Richard Ferrand (@RichardFerrand) 27 avril 2017
Quand Laurence Parisot compare le risque Le Pen au risque Hitler
Laurence Parisot a par ailleurs livré un témoignage personnel sur les risques que constituerait une victoire de Marine Le Pen. "J’ai toujours été frappée par le témoignage d’une journaliste américaine dans les années 1930 qui avait rencontré Hitler, en 1925 je crois, qui avait vu un personnage assez insignifiant et qui n’avait absolument pas décelé la folie qui était à l’œuvre dans cet esprit. (…) Tout le monde se dit que c’est un peu gros, qu’il ne faut pas exagérer, qu’on va trop loin, etc. On peut toujours dire ça, mais si le pire arrive on n’a plus que nos yeux pour pleurer. Prenons un exemple plus contemporain : les Polonais ont porté au pouvoir une équipe absolument populiste, extrémiste, qui rogne régulièrement les libertés publiques. La presse en est la première victime. (…) Soyons lucides et vigilants", a-t-elle lancé.
"On peut être neutre, à gauche, à droite, centriste. Certainement pas extrémiste"@LaurenceParisot #Presidentielle2017 #GdMatinSudRadio pic.twitter.com/MVyArgxTzY
— Sud Radio (@sudradio) 28 avril 2017
Quelques minutes après, le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, a réagi à cette comparaison historique. "C’est n’importe quoi. Comparer le FN au nazisme… On peut aussi parler de la gauche, du Parti Communiste et de leurs relations avec le nazisme. On est en 2017, on a des problèmes d’immigration, d’économie, et elle vient nous parler d’Hitler ? Mais qu’elle reste dans le passé, cette dame", a-t-il lâché.