Que ce soit en mer ou en montagne, les opérations de sauvetage, les secours, doivent-ils demeurer gratuits dans l'Hexagone ?
Des secours entièrement gratuits
"C’est relativement simple : c’est gratuit, rappelle Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie). C‘est l’État qui prend en charge la totalité des secours. Il faut défendre le sacro-saint principe selon lequel la mer et la montagne sont des espaces de liberté. Il ne faut surtout que cela paraisse quelque chose de payant."
"Aujourd’hui, on a à faire non plus à des alpinistes ou à des marins, mais à des touristes qui prennent des risques inconsidérés, et qui en font aussi prendre aux secouristes." Ne peut-on pas envoyer la facture aux inconscients ? "Saint-Gervais est au pied du Mont Blanc et possède deux superbes pistes du domaine skiable. Sur ces pistes, les secours sont payants."
Budget : Les sauvetages en mer et à la montagne doivent-ils rester gratuits ? "L'État prend en charge tous les frais alors qu'aujourd'hui, on a affaire à des touristes qui prennent des risques inconsidérés. C'est injuste" déplore @PEILLEX #GrandMatinhttps://t.co/XesTwQCz0v pic.twitter.com/wYprNymGoT
— Sud Radio (@SudRadio) October 22, 2024
Un cadeau aux assureurs
"Mais dès que vous êtes hors de la piste balisée, hors piste, le secours sont gratuits. Vous allez prendre des risques hors piste et déclencher une avalanche, les gendarmes du peloton de haute montagne ou la sécurité civile vont venir à votre secours. L’état va prendre en charge tous les frais. Sur les pistes, ce sont les assurances qui vont prendre en charge. Mais si l’hélicoptère intervient, c’est gratuit. C’est une situation inadmissible, car l’État fait cadeau de ces factures aux assureurs", résume Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie).
"Les communes et collectivités sont aussi surendettées. Il faudrait faire payer quand le risque n’est pas objectif. Dans le Val d’Aoste, de l’autre côté du Mont Blanc, ils ont trouvé une solution : quand il y a un secours, un guide et un médecin jugent si un risque inconsidéré a été pris par l’alpiniste ou le skieur. Si c’est le cas, il paie la facture. Sinon, c’est la solidarité nationale. Mais en France, on n’est pas capable de le faire."
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