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Polynésie: un chauffeur de bus scolaire sera jugé fin mars pour des agressions sexuelles sur 35 enfants

Un chauffeur de bus scolaire tahitien de 64 ans, soupçonné d'agressions sexuelles sur 35 enfants âgés de trois à 11 ans, a été placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès le 24 mars, a indiqué le parquet de Papeete jeudi.

JACQUES DEMARTHON - AFP/Archives

Un chauffeur de bus scolaire tahitien de 64 ans, soupçonné d'agressions sexuelles sur 35 enfants âgés de trois à 11 ans, a été placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès le 24 mars, a indiqué le parquet de Papeete jeudi.

Présenté à la justice jeudi à l'issue de sa garde à vue, cet homme est "poursuivi pour une série de 35 faits d'agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, commis entre le 16 août 2023 et le 3 décembre 2024", a souligné la procureure de la République Solène Belaouar dans un communiqué.

Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel "le 24 mars 2025 à 08H00", a-t-elle précisé. Dans l'attente de cette comparution, il a été placé sous contrôle judiciaire strict avec une interdiction d'exercer toute activité en contact avec des mineurs.

Le chauffeur a reconnu des attouchements, mais contesté leur caractère sexuel. Il a affirmé avoir agi ainsi pour sanctionner les enfants turbulents. Un examen psychiatrique a été ordonné.

Le parquet de Papeete avait ouvert une enquête mi-décembre, après avoir reçu le signalement d'un directeur d'école primaire. Plusieurs enfants avaient témoigné auprès de leurs enseignants que "ce chauffeur avait pour habitude de toucher les fesses des enfants et parfois leur sexe lorsqu'ils montaient et descendaient du bus, toujours par-dessus les vêtements", a détaillé la procureure.

Ces faits ont été confirmés par 35 enfants lors de leurs auditions par la gendarmerie, mais aussi par les images de vidéosurveillance du bus.

Le sexagénaire travaillait depuis un an et demi sur cette ligne de bus qui desservait une école de la presqu'île de Tahiti.

Il avait été condamné deux fois pour conduite sous l'empire d'alcool. L'an dernier, il avait été rappelé à l'ordre par son patron pour avoir confié le volant de son véhicule à sa petite-fille, qui n'avait pas le permis de conduire.

AFP / Papeete (AFP) / © 2025 AFP

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