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Violences sexuelles dans l'enseignement catholique: l'Eglise "doit mieux faire", estime Mgr Aveline

Le futur président de la Conférence des évêques de France (CEF) Jean-Marc Aveline a estimé jeudi que sur la question des violences sexuelles dans l'enseignement catholique, l'Eglise "doit mieux faire".

Lionel BONAVENTURE - AFP

Le futur président de la Conférence des évêques de France (CEF) Jean-Marc Aveline a estimé jeudi que sur la question des violences sexuelles dans l'enseignement catholique, l'Eglise "doit mieux faire".

"La situation actuelle montre qu'on peut mieux faire, pas simplement l'enseignement catholique mais aussi l'Eglise", "et ça veut dire aussi: doit mieux faire", a affirmé l'archevêque de Marseille, qui prendra en juillet la tête de l'épiscopat français pour une durée de trois ans.

"Ce n'est pas une reprise en main de l'un par l'autre, mais une responsabilité commune qui nous incombe et nous serions en tort si nous ne la relevions pas", a ajouté Mgr Aveline, élu mercredi à la tête de la CEF qui tenait son assemblée plénière.

"Il faudra qu'on encourage sérieusement une révision de la façon dont nous travaillons en Eglise avec l'enseignement catholique", a-t-il ajouté sans plus de détails.

Après deux jours de colloque, lundi et mardi, pour faire le point sur la lutte contre les violences sexuelles, "c'est résolument qu'on a pris l'option de poursuivre le travail", a-t-il assuré.

"Il n'est pas question de s'arrêter en chemin", a martelé Mgr Aveline.

Mais alors que les révélations sur multiplient sur Notre-Dame-de-Bétharram, "le centre de gravité se déplace un peu" puisque "l'enseignement catholique est au centre de beaucoup d'attention et il y a beaucoup de travail à faire", a-t-il ajouté.

Mgr Vincent Jordy, reconduit jeudi comme vice-président de la CEF aux côtés de l'évêque de Pontoise Benoît Bertrand, a assuré que la présidence avait rencontré "trois personnes du collectif de Bétharram" dont le porte-parole Alain Esquerre.

Interrogé sur ses futurs chantiers, Jean-Marc Aveline a mentionné "la contribution que l'Eglise peut apporter à de grands défis de société", tels que la pauvreté.

A Marseille "le nombre de gens qui dorment dans la rue a cru énormément ces dernières années" et l'Eglise "ne serait pas à sa place si elle n'essayait pas, sur ces lignes de fracture, d'apporter sa contribution. C'est vrai pour les pauvres, les migrants, toutes sortes de populations en difficulté", a-t-il affirmé.

Quant à la hausse des baptêmes de jeunes enregistrée ces dernières années, "il ne faut pas crier cocorico trop vite": il y a "une responsabilité dans l'accueil" or "on n'a pas formé les accompagnateurs de catéchumènes".

"Il faut rattraper ce retard, on va le faire", a-t-il assuré.

AFP / Lourdes (AFP) / © 2025 AFP

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