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Essais hivernaux de F1: Russell prive Verstappen du meilleur temps sur le gong

Une fois n'est pas coutume, le quadruple champion du monde en titre Max Verstappen (Red Bull) n'aura pas réussi à réaliser le meilleur temps d'une des journées d'essais hivernaux puisqu'il a été devancé in extremis par George Russell (Mercedes), vendredi à Bahreïn.

FADEL SENNA - AFP

Une fois n'est pas coutume, le quadruple champion du monde en titre Max Verstappen (Red Bull) n'aura pas réussi à réaliser le meilleur temps d'une des journées d'essais hivernaux puisqu'il a été devancé in extremis par George Russell (Mercedes), vendredi à Bahreïn.

Le Britannique a en effet arraché la première place au Néerlandais pour seulement 21 millièmes de secondes en toute fin de séance, sous les projecteurs illuminant le circuit de Sakhir.

Le Thaïlandais Alexander Albon (Williams) a décroché le troisième temps, au lendemain de la première place de son nouveau coéquipier Carlos Sainz.

C'est d'ailleurs l'Espagnol qui a réalisé le meilleur chrono de ces trois jours de roulage dans l'île du Golfe jeudi en 1:29.348, au nez et à la barbe de son ancienne écurie, Ferrari, qui s'est offert les deuxième et troisième places grâce au Britannique Lewis Hamilton, nouveau venu chez la Scuderia, et au Monégasque Charles Leclerc. Vendredi, les deux hommes en rouge ont terminé respectivement sixième et neuvième.

Mais comme tous les ans, il convient toutefois de relativiser ces premiers chronos de la saison, chaque pilote ayant un programme de tests propre pas forcément axé sur la performance pure.

Certaines écuries, comme McLaren, championne du monde en titre des constructeurs, n'ont visiblement pas ou peu travaillé la vitesse sur un tour et n'ont sciemment pas montré tout leur potentiel à leurs concurrents.

Le champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull) lors des essais de pré-saison, le 28 février 2025 sur le circuit de Sakhir à Bahreïn

Le champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull) lors des essais de pré-saison, le 28 février 2025 sur le circuit de Sakhir à Bahreïn

Giuseppe CACACE - AFP

L'écurie britannique a semblé très sereine au cours de ces trois jours de roulage: "Nous avons beaucoup appris sur la voiture et ses capacités. On a en également profité pour essayer différents réglages. Nous avons désormais un gros travail pour analyser les données", a déclaré le directeur Andrea Stella.

- Inquiétudes chez Red Bull -

A l'inverse, chez Red Bull, des mines soucieuses ont été observées, y compris pour Verstappen, qui n'a pas paru enchanté par la voiture qu'il avait entre les mains. Le Néerlandais a même été victime d'un tête-à-queue vendredi, ce qui lui arrive rarement.

Le pilote anglais Lewis Hamilton, septuple champion du monde de F1, au volant d'une Ferrari, le 28 février 2025 sur le circuit de Sakhir à Bahreïn

Le pilote anglais Lewis Hamilton, septuple champion du monde de F1, au volant d'une Ferrari, le 28 février 2025 sur le circuit de Sakhir à Bahreïn

FADEL SENNA - AFP

"Ces tests ne se sont pas déroulés aussi bien qu'on l'espérait mais c'est mieux de rencontrer des problèmes maintenant que sur la ligne de départ car nous étions ici pour mieux comprendre la voiture. La voiture n'a pas toujours répondu comme on l'aurait souhaité, mais on va dans la bonne direction", a estimé Pierre Waché, le directeur technique français de Red Bull.

Chez Ferrari, les tant attendus premiers tours de piste officiels d'Hamilton ont été positifs et le septuple champion du monde a semblé à l'aise dans sa nouvelle monoplace.

"Ces journées se sont très bien passées et nous avons bien progressé. Nous sommes parvenus à récolter beaucoup de bonnes informations pour s'améliorer avant le début de la saison. J'ai vraiment hâte d'aller disputer la première course avec eux à Melbourne", a souligné l'Anglais de 40 ans.

Williams a été la bonne surprise de la semaine. Seulement 9e sur 10 au classement des constructeurs l'an dernier, l'équipe anglaise semble avoir bien progressé et possède en Sainz un gros atout pour remonter dans la hiérarchie.

Un an après des essais calamiteux qui avaient laissé présager son début de saison compliqué, Alpine a cette fois présenté à Bahreïn une monoplace bien plus performante. "La base est saine et bien plus solide que l'année dernière. Mais nous devons rester humble car il reste beaucoup de travail", a affirmé à l'AFP Oliver Oakes, le patron de l'écurie française.

A deux semaines du lancement de la saison, il est donc bien difficile de pronostiquer qui sera aux avant-postes, même si McLaren, Ferrari, Red Bull et Mercedes semblent toujours au-dessus des six autres équipes.

Tous les acteurs du paddock s'accordent pourtant sur une chose en cette dernière année de règlementation technique avant le grand bouleversement de 2026: la saison sera serrée, que ce soit dans la bagarre pour le titre, comme dans la lutte du milieu de tableau.

Par Nicolas BLASQUEZ / Sakhir (Bahreïn) (AFP) / © 2025 AFP

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