Une catastrophe d'une ampleur exceptionnelle a frappé le Népal mercredi 26 août. Une gigantesque coulée de boue, mêlée à des eaux torrentielles et à des rochers, a dévasté plusieurs vallées du nord du pays, près de la frontière avec le Tibet chinois.
Un bilan humain toujours provisoire
Selon les autorités népalaises, 162 personnes ont été retrouvées mortes au Népal, tandis que trois décès ont été confirmés côté tibétain, portant le bilan total à au moins 165 morts. Les autorités estiment toutefois que ce chiffre devrait encore augmenter au fil des opérations de secours.
Plus de 1 000 personnes restent portées disparues entre le Népal et le Tibet. Parmi elles figurent de nombreux habitants, mais aussi des touristes et des pèlerins présents dans cette région très fréquentée de l'Himalaya. Au Népal, le ministère du Tourisme recense 403 touristes disparus, dont 341 étrangers de plusieurs nationalités, notamment indienne, australienne, britannique, sud-coréenne et américaine.
Une vague de boue déclenchée par l'effondrement d'un glacier
Les premières analyses des scientifiques pointent vers l'effondrement d'un glacier en haute altitude. Une avalanche de glace et de roches aurait bloqué temporairement le cours d'une rivière avant que ce barrage naturel ne cède brutalement, libérant un immense volume d'eau, de boue et de débris dans les vallées situées en contrebas.
L'Institut américain d'études géologiques (USGS) estime que cet effondrement a été suffisamment violent pour provoquer un séisme de magnitude 5,2, suivi de plusieurs glissements de terrain.
Les secours mobilisés dans des conditions difficiles
L'armée népalaise a déployé des hélicoptères, des équipes de secours et du matériel lourd pour tenter de retrouver des survivants. Côté chinois, près de 800 secouristes, accompagnés de chiens renifleurs et de véhicules spécialisés, participent également aux recherches dans la région du poste-frontière de Gyirong.
Les opérations restent compliquées par les coulées de boue, les routes coupées et le risque de nouvelles crues. Les autorités ont demandé aux habitants vivant le long des rivières d'évacuer les zones les plus exposées.